Polynésie : Modifications statutaires: il est urgent d’attendre. . . l’élection présidentielle
Si le gouvernement n’est pas en mesure de pouvoir prendre des mesures en faveur de l’Assemblée de Polynésie, on voit mal comment il pourrait faire adopter avant les élections de 2007 le projet de loi organique pour les Iles du Nord, qui ont des conséquences plus importantes sur la composition même de l’Assemblée Nationale et du Sénat.
Source Tahitipresse / 14 septembre 2006
Modifications statutaires: il est urgent d’attendre. . . l’élection présidentielle
Le président de l’Assemblée de la Polynésie française, Philip Schyle, donnera en début de semaine prochaine une conférence de presse pour rendre compte de son voyage en France. Mais l’on sait déjà, grâce à nos confrères de Paris, que ses demandes pour obtenir quelques modifications statutaires, notamment pour changer le mode de scrutin, ne pourront être satisfaites avant les élections de 2007, présidentielle et législatives.
"Pas dossiers sensibles avant la présidentielle". Tout est dit dans le titre de l’article du correspondant à Paris des Nouvelles de Tahiti, paru ce jeudi. François Baroin a "fait clairement passer le message" à Philipe Schyle mercredi après-midi dans son bureau de la rue Oudinot.
Le ministre de l’Outre-mer a en effet expliqué au président de l’Assemblée de Polynésie française que les décisions les plus sensibles ne pourraient être prises avant les élections, la présidentielle et les législatives. En particulier celle qui concerne le mode de scrutin pour l’élection des représentants à l’Assemblée de Polynésie. Un sujet qui intéresse particulièrement Philip Schyle en tant que président du Fetia Api puisque son parti et celui de Nicole Bouteau, qui avaient fait liste commune lors des dernières élections territoriales, se sont vus laminés par le mode de scrutin institué par la précédente majorité. La prime majoritaire, en attribuant des sièges supplémentaires aux "grandes formations" a en effet privé les "petites" de plusieurs représentants. D’où la volonté du parti "centriste" de revenir à une répartition des sièges proportionnelle au nombre de voix.