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l’ACDOM se déclare en faveur du développement durable

L’Association des Collectivités d’Outre-Mer (ACDOM) se réunissait en congrès la semaine dernière en Guadeloupe.
Comme l’indique sa charte, cette association, créée depuis 14 ans, a pour but de réunir les collectivités d’outre-mer volontaires pour trouver ensemble des solutions à court et moyen termes à des problèmes communs et  les sortir de toute forme d’isolement. Elle constitue un cadre permanent de réflexion, de proposition et d’action sur les questions de développement économique, social, culturel et écologique.

Protection de l’environnement, gestion prospective des territoires, énergies renouvelables et risques naturels majeurs ont été au centre des discussions.

Si on peut se réjouir que le développement durable soit au coeur des débats, traduisant au minima une prise de conscience théorique de la situation environnementale et de ses enjeux, si on peut être fiers du choix du logo, qui traduit un outre-mer "contre toute dépendance, tout assistanat, résolu à prendre son destin en main", on ne peut que s’étonner de la différence entre les déclarations et les faits :
dégradation de l’environnement au quotidien : urbanisation mal maîtrisée, transports publics insuffisants, absence de politique de gestion des déchets, mauvaise maitrise de la ressources en eau et de la demande énergétique, non protection des espaces naturels (par ex. le massif de Goro en Nouvelle-Calédonie)…
– proposer des motions qui se basent sur un effort accru de l’Etat, sans engagement parallèle des collectivités membres de l’association, placant ainsi les collectivités d’outre-mer en situation de dépendance ! Or pour le développement durable, l’essentiel des actions à mener relèvent du niveau local.

Si les échanges entre toutes les collectivités d’outre mer sont cruciaux, il est néanmoins urgent d’agir par nous-même, et rapidement.