Non classé

Francois Fillon fraîchement accueilli en Guadeloupe

Arrivé hier soir tard dans la soirée, François Fillon, accompagné de Bernard Laporte, Michel Barnier, Luc Chatel et Christian Estrosi sont venus aux Antilles pour faire le point sur la réparation des dégâts causés par Dean.

Cette occasion rêvée de venir engranger les bénéfices politiques de l’aide de l’Etat se sera transformée en accueil relativement frais de la part des Guadeloupéens, pourtant connus pour la chaleur de leur climat et de leur accueil.

Après avoir fait une visite en hélicoptère ce matin (ce dernier est passé plusieurs fois au-dessus de nos têtes) le club des cinq ministres a visité le centre de l’INRA de Petit-Bourg, puis s’est rendu à la rencontre des élus à Basse-Terre, d’où François Fillon a prononcé son discours pour plus d’autonomie des départements d’Outre-Mer. J’ouvre une parenthèse : ce type de discours me convient parfaitement, si tant est que cette autonomie croissante se fait dans le respect de l’environnement et celui d’une compensation progressive des écarts de niveau de vie entre la Métropole et l’Outre-Mer. Fin de la parenthèse. Visiblement, ce discours a laissé sur leur faim la plupart des élus venus l’acceuillir.

auberge de la Vieille Tour, au Gosier
Attendu en début d’après-midi à l’hôtel de la Vieille Tour, à Gosier, où il réside (Cf photo), pour discuter avec les socio-professionnels de l’île, François Fillon était accueilli par une délégation de pharmaciens en colère contre la baisse de leur taux de marge annoncé par le gouvernement.

Pour info, ces derniers vendent les médicaments remboursés par la Sécurité Sociale 1/3 plus cher qu’en Métropole, afin de couvrir les frais de transport et l’octroi de mer. Afin de redonner du pouvoir d’achat aux ultra-marins, Nicolas Sarkozy n’a rien trouvé de mieux que de proposer une baisse de 5% environ de ce surprix de vente. Soit dit en passant, il est fort à parier que cette baisse bénéficie aux mutuelles et au contraire que la perte nette pour les pharmaciens se traduise par autant d’argent en moins dans l’économie locale.

En attendant toute étude un peu précise sur la question qui eut permis de décider de l’opportunité ou non de la mesure, il n’en demeure pas moins que le Premier Ministre doit essuyer les plâtres, pour expliquer au mieux aux principaux intéressés la fameuse idée du Président !