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Visite de Sarkozy aux Antilles

Présent depuis mercredi en Martinique et en Guadeloupe, Nicolas Sarkozy a dû anticiper son retour en France pour s’occuper de la crise des universités.
Après avoir reporté son voyage en décembre dernier, il a pu renouer les liens avec les élus locaux, et notamment Aimé Césaire, ainsi qu’avec la population, qui, en Martinique, lui a réservé un accueil plus que mitigé.

Même si des réunions de travail ont eu lieu avec les élus, pour évoquer des sujets tels que l’immigration, le voyage de Sarkozy a surtout été l’occasion de s’affirmer localement comme le candidat de l’UMP à la présidentielle 2007 : ce n’est pas moins qu’une nouvelle politique pour l’Outre-Mer que Sarkozy a proposé à qui voulait l’entendre. Une politique "moins qu’avant fondée sur l’assistanat et plus qu’avant fondée sur la possibilité de créer des richesses, de porter une croissance, de viser l’excellence, de développer des nouvelles technologies". Il a ressorti la promesse récurrente d’une "zone franche" pour permettre le décollage économique local.

On peut toutefois regretter que Sarkozy n’ait pas fait une halte dans les îles du Nord, et notamment à Saint-Martin, pour marquer son soutien à l’épouse du gendarme Clin, et confirmer l’importance qu’il accorde à l’évolution statutaire en cours de ces deux îles. On peut regretter aussi, alors qu’il a réaffirmé l’importance de la continuité territoriale pour les DOM, qu’il n’ait rien fait au moment du vote du budget pour préserver la "continuité territoriale culturelle" et le système de financement du transport du livre. On peut s’étonner enfin, que le ministre de l’Intérieur, vienne avec les deniers de l’Etat faire une campagne préélectorale, alors que l’UMP aurait largement les moyens de financer cette visite.