UN VERITABLE ESPOIR : FAIRE DE LECOLOGIE POLITIQUE UNE DYNAMIQUE DE RECONSTRUCTION POLITIQUE
Durant de longues années, j’ai pensé que l’écologie pouvait être de droite ou de gauche. Le vote de lois de protection de l’environnement par des gouvernements de droite comme par des gouvernements de gauche, une vision patrimoniale de l’environnement orientée sur la défense des paysages, des sites et des monuments historiques pouvaient faire illusion.
L’évolution contemporaine est sans ambiguïté.
La politique menée depuis 2002 démontre qu’écologie et gouvernement de droite sont incompatibles, celui-ci mettant tout en œuvre pour amenuiser voire supprimer la plupart des contraintes environnementales encore en vigueur. Les envolées lyriques sur la maison qui brûle ne font plus illusion, tant l’essence a été répandue pour attiser le feu. Même Nicolas HULOT, inspirateur, défenseur et surtout longtemps caution de la dimension écologique de Jacques CHIRAC, n’ose plus soutenir une succession de décisions indéfendables ! (…/…)
La gauche défend, elle, le développement durable au sens fort du terme. Il suffit de regarder qui vote quoi au Parlement européen pour constater que la droite vote globalement contre les directives environnementales, les sociaux-démocrates pour : OGM, directive Reach, responsabilité environnementale en témoignent.
Pour autant, on ne peut que constater l’aversion de la gauche scientiste, pro-nucléaire, pro OGM, pour le principe de précaution et les principes du droit de l’environnement ou encore l’absence de sensibilité du Parti Communiste sur le sujet, ce qui exclut que l’écologie puisse être cataloguée à gauche. (…/…)
N’étant ni de droite, ni de gauche, l’écologie politique transcende l’un et l’autre, car elle doit emprunter à l’un et à l’autre. L’incapacité dans laquelle nous nous trouvons de trouver à la fois la théorie politique et les outils politiques et économiques adéquats tient à l’obligation de changer de langage et de concepts pour penser le monde et le conserver, à défaut de le transformer. La particularité de l’écologie est de savoir où il faut aller et d’offrir une alternative –la seule vraie alternative- à une pensée politique vide dont les mots n’ont plus qu’un lointain rapport avec la réalité de la situation.
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