Transports en commun : les transporteurs refusent l’allotissement
Réunis en Assemblée Générale ce week-end, le Syndicat des transporteurs ont refusé à la quasi unanimité le projet du Conseil Général.
Le point de blocage essentiel des transporteurs est le découpage en 8 lots, qui implique un regroupement-restructuration des entreprises de chaque secteur.
Comme on aurait pu s’en douter, les entrepreneurs, qui ont investi dans leur outil de travail, ne veulent pas s’en priver au bénéfice d’une entreprise plus vaste dans laquelle ils estiment ne pouvoir être que perdants.
Aussi, même s’ils restent ouverts à la discussion, les transporteurs revendiquent que chaque entreprise se voit affectée un lot spécifique.
Evidement, une telle exigence revient à mettre en cause la possibilité même de toute négociation, alors que la date fatidique de renégociation du contrat approche à grand pas.
Cap21, qui pensait que les négociations étaient suffisamment abouties entre les autorités et les transporteurs, est d’autant plus surpris que cette revendication constitue un point d’achoppement du programme en cours.
Cela dit, il existe à notre point de vue une sortie possible par le haut, qui satisferait à la fois la volonté du Conseil Général de restructurer la filière, des transporteurs dont la part de gateau augmenterait et nous-même, en répondant aux préoccupations environnementales que nous avons déjà évoquées (voir notre pétition): augmenter considérablement l’offre globale de transport en commun et accroître sérieusement la prise en charge financière par le Conseil Général.
De toute façon, aucune réforme de grande ampleur ne s’est jamais réalisée sans accompagnement financier… il serait surprenant que cette dernière constitue une exception.