STOP à GORO NICKEL
Communiqué diffusé par le comité RHEEBU NUU, que nous relayons :
La pollution industrielle et le pillage économique de la multinationale INCO
ne passeront pas dans le Sud ».
La mobilisation générale est relancée ! Nous agirons avec détermination sur le plan juridique, sur le terrain et sans violence contre quiconque.
– L’on nous dit que l’arrivée des Philippins est retardée. Tant mieux ! Mais étant contre l’usine de Goro Nickel, nous sommes contre leur venue. Au début, Inco disait que pour éviter d’amener trop de Philippins il allait tout faire en modules aux Philippines et ailleurs.
Aujourd’hui c’est pire, puis qu’il faut faire venir 3000 à 4000 philippins. « Eux seuls seraient capables de boulonner des modules construites chez eux ! » Jusqu’à quand, ils vont nous prendre pour des C…
– Le jugement du Référé déposé par Rhéébù Nùù a connu son verdict et le juge a rejeté la demande de suspension des travaux. Le motif évoqué est qu’il n’y a pas d’urgence à statuer sur ces travaux de construction. Apparemment le juge considère comme normal les destructions de la biodiversité terrestre et marine. Bizarre que le juge n’évoque pas dans son verdict la question de la légalité de l’arrêté. Mais peut être que c’est bon signe pour le jugement final que nous espérons dans des délais courts. Rhéébù Nùù essaye de faire confiance à une justice qui jusqu’ici reste aux ordres de l’établissment ou du système de domination coloniale. Nous espérons ardemment que le T.A. nous contredise et notre avocat a bien travaillé pour cela. Un nouvel appel a été lancé à la Province Sud pour que de vraies négociations s’ouvrent. Dire que sans ce référé, Gomes et Inco seraient toujours en train de nous faire courir et le jugement serait intervenu à coup sûr, une fois l’usine terminée.
– L’inspection du Travail et les syndicats ayant signé l’accord de site avec Inco, font ils correctement leur travail sur les différents chantiers de Goro Nickel et de Prony Energie ? On peut en douter ; La semaine passée il y aurait eu de graves accidents sur le chantier du groupe Vinci. Et il s’avère que cela va s’empirer vu la cadence de travail de 10 heures par jour.
– La Baie de prony et de Kwè est désormais rouge après chaque petite pluie. Robert le patron du Gîte Kanûa et gérant de la SAS Goro Mines, qui affiche une confiance inouïe à Inco et Gomes a semble-t-il programmé sa reconversion dans la mine et le terrassement au cas où les touristes prennent peur du « tuyau et des métaux lourds ».
Rejoignez nous ! Défendons ensemble notre environnement et notre patrimoine naturel !
Roger LUDEAU demande qu’allons nous faire des 1000 emplois du chantier Goro Nickel au cas où Inco décide de se retirer ? Merci, Monsieur LUDEAU pour cette question !
Notre réponse se situera à plusieurs niveaux :
1/ D’abord une première question/réponses sur l’immigration : Combien de populations actives le projet Goro Nickel a déjà attiré et va attirer en provenance de l’extérieur– France, Europe et Pays de la région – pour 1000 emplois aujourd’hui crées, 3000 à 4000 prévus en fin 2006 et début 2007 puis 800 emplois directs et 2500 emplois indirects en période d’exploitation après 2007 ?
La réponse est statistiquement connue en se basant sur l’expérience du Boum de nickel de 87 à 93. Plus de 4000 personnes actives rentrent en NC pour chercher du travail depuis l’annonce du démarrage du projet Goro Nickel en 2001. En 5 ans ce sont au moins 20 000 personnes supplémentaires qui se sont installés sans compter leurs familles.. Et cela devrait s’amplifier avec le lancement de l’usine du Nord. Le taux d’immigration devrait se situer mécaniquement et à partir de 2006 autour de 2,5% à 3,5 % de la population globale.
Le Syndex (bureau d’étude Français ayant fournit une étude pour l’Usoenc en 2005) estime qu’il faudrait faire venir de l’extérieur, plus de 1000 cadres techniques en 10 ans si nous avons la prétention de construire les deux usine en 6 ans.
2/ Une deuxième question/réponses : Quels résultats sont annoncés au niveau de l’emploi pour autant de milliards en cadeau fiscal en 8 ans de l’Etat Français – SLN + Goro Nickel + Koniambo = environ 50 milliards CFP- et en manque à gagner fiscal (congé fiscal absolu) pour la NC -+ de 150 milliards dans la période 2007 à 2022 ? Rappelons les chiffres connus : SLN=effectif constant ; Goro Nickel= 3300 emplois directs et indirects ; Koniambo = 3300 emplois directs et indirects ; soit un total de 6 600 emplois c’est-à-dire si peu comparativement aux subventions colossales citées.
Finalement, dans quel camp êtes–vous ou se situons-nous ? Nous avons choisi le camp de ceux qui se battent pour défendre leur pays contre ceux – les fatalistes intéressés- qui ne voient dans ces multinationales et leurs opérations que de bonnes opportunités d’affaires.
3/ Oui, un autre développement alternatif est possible !
Avant de construire une usine chimique dans le sud qui ne laissera que 1/5è voir 1/8ème de son chiffre d’affaire dans notre pays, pour une participation financière effective des collectivités publiques dans l’investissement et l’amortissement du projet, évaluée au minimum à près de 100 milliards CFP (45 % de l’investissement initial ), n’aurait-il pas fallu d’abord déterminer comment valoriser le potentiel naturel du Sud hors minerais de nickel à savoir le potentiel touristique, bois reforestation , botanique , pharmacologique et marin ?
Avec un plan de développement sur 15 à 20 ans d’un milliard CFP seulement par an, on pourrait réellement faire décoller un développement équilibré du grand Sud avec une participation effective des autochtones et des citoyens Calédoniens ;
4/ Arrêter l’usine de Goro Nickel c’est la seule voie pour promouvoir le développement
durable.
Le résultat immédiat sur le plan social sera l’arrêt de l’immigration non contrôlée.
Sur le plan environnemental et sur les autres impacts, Inco sera obligée de revoir sa copie et de poursuivre les études environnementales. Apparaîtra automatiquement au premier plan l’usine du Nord dont la construction dans l’immédiat est vitale pour le pays.
Finalement sur tout les plans, n’est ce pas mieux, d’étaler la construction de ces usines sur 15-20-30 ans ? n’est ce pas mieux pour nos jeunes qui vont dans les écoles ? n’est ce pas mieux pour le pays ?
STOPPER GORO NICKEL c’est PROTEGER notre AVENIR à TOUS
De
Communiqué
Diffusion immédiate
Le 15 février 2006
LONTARIO AMÉLIORE SON SYSTÈME DE DÉCLARATION DES REJETS ATMOSPHÉRIQUES
Les industries économiseront temps et argent tout en protégeant lenvironnement
TORONTO Le gouvernement McGuinty harmonise le système de déclaration des rejets atmosphériques de la province avec celui du gouvernement fédéral afin de maintenir le niveau élevé de protection environnementale en Ontario tout en faisant économiser temps et argent aux entreprises, a annoncé aujourdhui la ministre de lEnvironnement Laurel Broten.
« Un air pur et sain est essentiel afin de protéger la santé de nos gens et de nos collectivités, a déclaré Mme Broten. Les Ontariens et les Ontariennes ont le droit de savoir ce qui se retrouve dans lair quils respirent. »
Avant cette modification, les établissements de lOntario devaient déclarer leurs rejets séparément aux deux ordres de gouvernement. Pour son premier pas vers lharmonisation complète avec le gouvernement fédéral, lOntario a modifié le Règlement sur la surveillance et le rapport des émissions polluantes dans lair (Airborne Contaminant Discharge Monitoring and Reporting) afin de mettre à jour la liste des substances spécifiques à lOntario. La province a retiré les substances qui doivent être déclarées en vertu dautres règlements ainsi que les substances qui présentent un risque minimal pour lenvironnement et la santé humaine.
Grâce à ces modifications, les établissements de lOntario peuvent maintenant déclarer plus de 280 substances surveillées à léchelle pancanadienne et 15 substances spécifiques à lOntario directement dans la base de données nationale dEnvironnement Canada. Environnement Canada partagera avec la province toutes les données recueillies. Cette étape dharmonisation entraînera des économies annuelles de plus de 2 millions de dollars en matière de déclaration.
« Inco appuie entièrement les initiatives réglementaires qui évitent les dédoublements tout en réduisant le fardeau administratif sans compromettre pour autant la protection de lenvironnement, a affirmé Dave Taylor, surintendant environnemental pour les opérations ontariennes, Inco. Nous sommes heureux de voir les deux ordres de gouvernement travailler ensemble pour arriver à un système de déclaration qui élimine la redondance. »
LOntario continuera à travailler avec le gouvernement fédéral à la finalisation de cette harmonisation. Grâce à une entente provinciale-fédérale, lOntario garantira un processus de collecte de données continu ainsi quun accès public rapide aux données recueillies. La province continuera aussi à protéger la qualité de lair en Ontario grâce à des règlements rigoureux, à une application ciblée et à une gamme dinitiatives novatrices en matière de qualité de lair.
« LAssociation canadienne des constructeurs de véhicules appuie le ministère dans sa volonté dharmoniser le système de déclaration des rejets atmosphériques de la province avec celui du gouvernement fédéral, a déclaré Yasmin Tarmohamed, vice-présidente Environnement, Santé et sécurité, Association canadienne des constructeurs de véhicules. Il est encourageant de voir que le ministère répond aux préoccupations soulevées ces dernières années sur le besoin dharmoniser et de simplifier le système de déclaration des émissions. »
« Fournir des renseignements publics rapides et précis sur les données environnementales est une étape essentielle pour améliorer la qualité de lair, puisque cela améliore la connaissance du public et la responsabilisation pour les sources de pollution atmosphérique, tout en motivant les entreprises à réduire leurs rejets », a conclu Mme Broten.
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Renseignements :
Anne OHagan
Bureau de la ministre
416-323-5809
John Steele
Direction des communications
416-314-6666