Sarkozy favorable à une exploitation de l’or de Guyane
Nicolas Sarkozy favorable entre les lignes au projet Cambior, d’après l’article paru dans France Guyane du 30 juin 2006 reproduit ci-dessous. Il y a une contradiction flagrante car si on considère que le projet de Cambior ne respecte ni l’environnement, ni la santé des habitants, Sarkozy devrait au contraire y être farouchement opposé.
La Guyane doit faire le choix d’une "exploitation de l’or raisonnée, respectueuse des lois, de l’environnement et de la santé", selon le Ministre. Mais avec des retombées pour l’économie locale : "la France et la Guyane sont le seul pays au monde à demander aux exploitants miniers 50 euros pour un kilo d’or qui en vaut 15000. Je propose que l’on augmente très sensiblement cette taxe" a-t-il suggéré, tout en proposant une indexation sur le prix de l’or.
Nicolas Sarkozy a même mis en garde les collectivités locales contre la tentation de geler la ressource : "Elles ne pourront pas indéfiniment demander l’aide de l’Etat et laisser inexploitée une ressource légitime située à leur portée".
"Je ne suis pas de ceux qui croient qu’avec un produit intérieur brut inférieur de 60% de la moyenne européenne, on peut se permettre de renoncer à l’exploitation de l’or au nom de craintes infondées et de procès d’intention". Difficile de ne pas voir dans ce dernier point une allusion au collectif Anti-Cambior. Nicolas Sarkozy estime que l’Etat doit "aider et encourager l’investissement, y compris international, dans une industrie aurifère responsable et respectueuse de l’environnement."
Trois représentants du collectif d’opposition au projet minier de Cambior ont été reçus par Olivier Bancarelli, le conseiller à l’Outre-Mer du Ministre. Il leur aurait assuré que le gouvernement n’avait pas de position tranchée à ce sujet, malgré les déclarations bienveillantes de François Baroin et de Léon Bertrand sur le projet canadien. "La mission d’inspection annoncée par la Ministre de l’Ecologie va s’intéresser aux conséquences des activités de Cambior au Surinam et au Guyana" rapporte Niels de Pracontal, représentant du GEPOG au sein du collectif.