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Petits arrangements entre amis…

Mardi soir, le conseil territorial a délibéré sur l’opportunité d’acquérir ou nom un terrain de 1600 m2 (parcelles AK513 et AK154) situé à Public, à proximité du terrain d’EDF et de
l’incinérateur, sur lequel étaient exploités les Bétons Contrôlés.

Cette acquisition a été justifiée par le fait qu’EDF avait besoin d’espace le temps de mener à bien ses travaux d’installation de nouveaux moteurs.  
Je n’épiloguerai pas
plus longtemps sur le choix qui a été retenu de favoriser uniquement la filière thermique de production d’énergie, sur le relâchement du frein à l’urbanisation que représentait la capacité d’EDF
à fournir de l’électricité, et sur les conséquences environnementales de ces choix. Ce sont des sujets complexes, qui réflètent une manière de voir les choses, mais qui au moins auraient
mérités d’être débattus dans les commissions compétentes. Ce n’est pas au président du conseil territorial seul de rencontrer le responsable d’EDF et de s’en faire le porte-parole.
Personnellement, j’ai pris le temps de discuter avec ce dernier, qui a eu la gentillesse de me recevoir, pour me faire ma propre opinion sur les aspects énergétiques d’EDF.

Après le temps d’utilisation temporaire par EDF, nous n’en savons pas plus sur l’usage futur de ce terrain : installation d’un concasseur, extension de la déchetterie,…? La seule option
envisagée, le stockage de produits pétroliers me paraît difficilement concevable.

On me rétorqua aussi en séance publique que ce n’est pas un achat en pure perte mais un investissement, car EDF versera un loyer. Pourquoi le vendeur n’a donc t-il pas
négocié directement une location avec EDF? Faux argument : puisque que c’est rentable pour nous, ca aurait été aussi plus intéressant pour lui que de nous vendre le terrain !

Mais au-delà de ces questions d’utilité collective du terrain, on peut s’interroger sur le prix proposé pour mandater le président à négocier : 5,5 M€, soit la moitié environ de
notre budget d’investissement, et la quasi-totalité des montants affectées pour l’année à l’achat de terrains.
Ce qui me sidère, c’est que ces 5,5 M€, c’est grosso modo équivalent à peu de choses près ce qu’on aura récupéré sur l’année en taxe de séjour et en hausse de droits de quai
réunis
. J’aurais de loin préféré que l’on investisse dans l’amélioration de l’accueil touristique ou dans des services pour nos concitoyens.
En tant qu’élu et donc garant, au même titre que les 18 collègues, des deniers de la collectivité, pour lesquels on compte chaque centime, je ne comprends pas le choix de cet investissement.

Mais la pièce qui manque au puzzle pour expliquer toutes ces motivations et ces choix soi-disant collectifs, c’est sans doute la suivante :
M.Bruno Magras, gérant à la ville de la SCI La Source, a vendu le 31/12/2003 lesdites parcelles AK513 et AK514 à la SCI Gaillac, dont le gérant est Régis
Pain, pour la très modique somme de 874 500 €
(voir les document des hypothèques ci-dessous).
Ce dernier, en cédant de nouveau le terrain à la collectivité, présidée par Magras Bruno, empochera au passage une plus-value de 4,625,500 € !! Qui plus est
non imposable sur les plus-values !
De deux choses l’une : soit le terrain a été vendu en-dessous de son prix en 2003, soit les prix ont foncièrement augmenté entre deux, soit
enfin la somme proposée aujourd’hui est trop importante.
Pour être objectif, Bruno a dit en séance qu’il n’était plus propriétaire du terrain, ce qui est juridiquement exact. Mais dans un souci de transparence les infos que j’ai mentionnées ci-dessus
auraient dû être portées à la connaissance de tous pour un vote en connaissance de cause.