Oui à un environnement Guyanais préservé, Non au projet de mine dor à Kaw.
Ce projet est non seulement néfaste pour l’environnement car il sacrifiera 30 km2 de forêt primaire et générera de nombreux déchets toxiques (arsenic, cyanure,…) à proximité de la réserve naturelle de la montagne de Kaw, mais il fait également courir des risques injustifiés pour la santé publique, si les conditions d’exploitation venaient à contaminer les sols de la région ou la rivière dans laquelle Cayenne s’alimente en eau potable.
Par ailleurs, ce projet d’exploitation aurifère se fait au mépris des populations locales et de leur droit de choisir la manière dont sont exploitées les richesses naturelles, et de plus ne rapportera rien ou si peu à la collectivité guyanaise au regard des bénéfices que fera l’entreprise.
Malgré l’avis défavorable du commissaire enquêteur, malgré l’opposition marquée de la population guyanaise, regroupée au sein du collectif « Non au projet Cambior à Kaw » dont Cap21 fait partie, malgré l’avis négatif des élus de la région Guyane et des représentants du Parc Naturel Régional, l’Etat traîne des pieds pour reconsidérer le projet.
Pour Benoit CHAUVIN, délégué CAP 21 Outre-Mer, la mission d’inspection générale missionnée sur place par Nelly Ollin, qui rendra ses conclusions en septembre, donne le sentiment que l’Etat joue la montre, de façon à ce que l’enquête publique sur le Parc Naturel de Guyane soit achevée avant la clôture du rapport.
Dans ce contexte, Cap21 attend de l’Etat qu’il refuse l’autorisation d’exploitation demandée par la société Cambior et propose que l’on favorise un développement de la Guyane basé sur la préservation de la biodiversité et l’écotourisme plutôt que sur l’activité minière conformément aux engagements internationaux de la France.
Par Eric DELHAYE
Porte-parole de CAP 21