Nouvelle-Calédonie : CAP 21 demande la conciliation du développement local avec la protection de lenvironnement
Communiqué de presse Cap21 du 4 novembre 2005
CAP 21, parti écologiste présidé par Corinne Lepage, exprime ses préoccupations face au rachat de FalconBridge par Inco.
Le monopole qu’organise Inco sur le Nickel créé en effet une situation à risques en Nouvelle-Calédonie :
– risque d’abandon ou tout du moins de retard dans l’exploitation future du massif de Konambio dans la province Nord au profit de l’exploitation de Goro que gère Inco dans la province Sud pouvant générer des tensions politiques accrues entre provinces
– risque de dépendance économique de la Nouvelle-Calédonie vis-à-vis du Nickel et d’Inco
– risque enfin de non respect de l’environnement, déjà sérieusement mis à mal dans le massif de Goro
Malgré son indifférence apparente et son statu quo sur sa position actuelle, l’Etat à un rôle d’arbitre à jouer : lié par sa participation dans Eramet et son engagement aux côtés de la Province Nord il devra gérer toute violation de l’Accord de Nouméa.
CAP 21 soutient le point de vue des Kanak notamment leur souhait de voir exploiter le massif de Konambio et développer l’emploi et l’économie locales dans le respect le plus strict de l’environnement et défend ainsi un modèle pragmatique et réaliste de développement industriel respectueux des populations et de l’environnement (principe de responsabilité et d’éthique)
CAP 21 invite fermement l’Etat :
– à veiller au respect des engagements d’exploitation du massif Nord en partenariat avec les représentants de la Province Nord
– à imposer des normes environnementales très respectueuses de l’environnement, notamment pour le traitement des boues et des pollutions alluvionnaires qui pourraient attendre le récif corallien
– à imposer le respect des normes environnementales à Inco sur l’exploitation du minerai de Goro
– à accélérer le processus de classement du récif corallien auprès de l’UNESCO
Eric Delhaye
Porte-parole de CAP 21, membre du bureau politique
Contact presse/prises de position : 06 64 35 20 12
Merci de votre soutien et de l’angle de votre approche. Sachez que nous avons participé à une manifestation organisée par le Comité Autochtone élargi pour la gestion des ressources naturelles (CAUGERN). Nous avons rencontré toutes institutions locales et le représentant de l’Etat (Directeur de Cabinet) avec lequel il y a eu un clash car il ne supportait pas que certains coutumiers expriment leur méfiance à l’égard de l’état.
Au nom des associations que je représentait (Gondwana, Corail Vivant, Attac) Je lui ai demandé de ne pas rester neutre dans les décisions prises par les Provinces, le Congrès et le Gouvernement du pays surtout quand il s’agissait de l’axe principal de l’Accord de Nouméa : la reconnaissance des droits fondamentaux du peuple Kanak.
La colère monte ici surtout celle des coutumiers qui vivent en dessous des massifs miniers exploités. L’usine du Nord doit se faire en toute priorité et en parfaite harmonie avec les clans qui seront dans sa sphère d’activité. Nous sommes contre le projet de Goro Nickel qui n’a pas démontré sa volonté d’ouverture et qui ment sur l’innocuité de ses installations en termes d’environnement et socio-culturel.
Je salue notre grand frère Bruno Van Peteghem au passage qui donne encore beaucoup à la cause malgré son expulsion organisée par son employeur complice des politiques du moment.
Didier Baron.