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Nickel: Baroin pose la première pierre de l’usine du nord

Le ministre de l’Outre-mer, François Baroin, a posé lundi la première pierre de l’usine de nickel du nord en Nouvelle-Calédonie, considérée par les indépendantistes comme une étape fondamentale du processus de décolonisation inscrit dans l’accord de Nouméa.

"Cette manifestation symbolise tous nos espoirs, elle consacre l’ouverture d’une ère nouvelle, source d’un développement économique et social attendu", a déclaré M. Baroin.

Cette usine constitue la pierre angulaire du rééquilibrage en faveur du nord et des populations kanakes, initié lors des accords de Matignon en 1988.

Qualifiée de "priorité absolue" en juillet 2003 par le président Jacques Chirac, cette usine continuera de bénéficier du soutien de l’Etat, a déclaré M. Baroin.

Il a signé avec le président de la province nord, Paul Néaoutyine, un contrat de développement de 157 millions d’euros, en grande partie destiné à l’accompagnement des collectivités.
L’Etat, qui a également versé une soulte de 150 millions d’euros au groupe français Eramet pour qu’il cède le Koniambo à SMSP-Falconbridge, doit en outre discuter dans les prochains mois des aides en défiscalisation et en garanties d’emprunt à ce projet.

M. Baroin a souligné que cet accompagnement s’inscrivait dans "le respect de la parole donnée". Les accords de Bercy, qui ont organisé le transfert du Koniambo, ont été signés en 1998, sous le gouvernement de Lionel Jospin.

Pour les indépendantistes, l’implantation de cette usine est considérée comme "une étape fondamentale" du processus de décolonisation.

"Il s’agit pour nous de faire la démonstration qu’on peut parfaitement faire vivre ce pays sur ces ressources et de convaincre la population qu’il faut arrêter de présenter l’indépendance comme un épouvantail", a déclaré à la presse Paul Néaoutyine.