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Démission de la présidente du gouvernement de Nouvelle-Calédonie

Dépêche AFP / Le Monde

La  présidente du gouvernement de Nouvelle-Calédonie, Marie-Noëlle Thémereau, a démissionné lundi sur fond de recomposition de la droite locale, a indiqué un porte-parole du gouvernement local.

 

Actuellement absente du territoire, Mme Thémereau, membre de l’Avenir ensemble (droite modérée), avait laissé une lettre de démission avant son départ.

Conformément à la loi organique de l’accord de Nouméa (1998), qui régit l’archipel, cette lettre a été transmise au président du Congrès, qui en a pris acte et en a informé le haut-commissariat de la République, a-t-on indiqué de même source.

La démission de Marie-Noëlle Thémereau entraîne la démission de plein droit des dix autres membres de l’exécutif.

Le départ de Mme Thémereau n’est pas une surprise dans la mesure où avant les élections législatives elle avait laissé entendre qu’elle quitterait ses fonctions après le scrutin, quels qu’en soient les résultats.

Sa démission intervient alors que les frères ennemis de la droite calédonienne, l’Avenir ensemble et le Rassemblement-UMP, négocient un "accord de majorité", fortement encouragé par Paris.

Vendredi, Didier Leroux (Avenir ensemble), en charge de l’Economie et des Mines, avait lui aussi démissionné du gouvernement.

Au pouvoir depuis 2004, l’Avenir ensemble a connu un revers aux législatives, tandis que les deux candidats du Rassemblement-UMP, Gaël Yanno et Pierre Frogier, ont été élus.

Le 10 juillet, Christian Estrosi, secrétaire d’Etat à l’Outre-mer, a réuni Harold Martin, président de l’Avenir ensemble et adhérent UMP, et Pierre Frogier, président du Rassemblement-UMP, marquant une première étape dans le processus de réconciliation.

Les deux partis sont en négociation pour définir "un accord politique" de gestion des institutions, lequel s’annonce cependant délicat compte tenu des rivalités.

Selon des sources proches du dossier, si les pourparlers aboutissent, cet accord pourrait être "finalisé" à Paris devant Nicolas Sarkozy, à la fin du mois de juillet, "dans la mesure des possibilités du président".

La loi prévoit un délai de quinze jours pour élire un nouveau gouvernement. Collégial, il est élu à la proportionnelle par les 54 membres du Congrès (assemblée locale).

Marie-Noëlle Thémereau, 57 ans, était à la tête de l’exécutif depuis juin 2004. Sa présidence a été marquée par de nombreuses mesures à caractère social, comme la généralisation des allocations familiales, l’aide au logement ou l’aide aux handicapés.