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constitution d’un Comité de surveillance du projet minier de Goro-Nickel, en Nouvelle Calédonie

Cap21 s’associe à la démarche des Verts pour la création d’un comité de surveillance du projet minier de Goro-Nickel, projet contre lequel se battent notamment Reebhu Nuu et le Caugern pour faire respecter la préservation de l’environnement, et aux côtés desquels nous sommes depuis de longs mois. Cette démarche unitaire est l’occasion de donner une envergure accrue à cette opposition locale, et, on l’espère, de faire au moins modifier le projet vers plus de respect de l’environnement.

Voici ci-dessous l’invitation lancée par les Verts aux partis politiques et associations concernées par le projet Goro-Nickel :

"A l’occasion de la visite en France d’une délégation du Sénat coutumier de la Nouvelle Calédonie conduite par M. Roch Wamytan, signataire des Accords de Nouméa, nous avons convenu d’organiser le mardi 14 novembre au secrétariat national des Verts une rencontre en vue de constituer un comité consacré à la surveillance des conditions d’exploitation du projet de mine de nickel de Goro,en Nouvelle-Calédonie.

Ce projet est en effet inacceptable dans les conditions dans lesquelles il a été engagé jusqu’ici et suscite une très forte opposition locale, qui explique la présence permanente sur le chantier de très nombreux gardes mobiles. Ce projet est inacceptable d’un point de vue environnemental, car il repose sur un procédé d’extraction chimique qui présente de graves risques de pollution du lagon par le rejet de métaux lourds, de pollution de l’atmosphère par le dioxyde de soufre et d’azote, et de pollution du sol et des nappes phréatiques. Il est inacceptable d’un point de vue économique et politique, car la population de Nouvelle Calédonie (la Province Sud) ne devrait recevoir que 10 % des revenus (contre 51% dans le projet minier de Falconbridge dans la province Nord), ce qui équivaut à un pillage des ressources naturelles de la Nouvelle Calédonie par une multinationale bénéficiant de surcroît de larges dégrèvements fiscaux. Il est enfin politiquement inacceptable car il a été mené sans concertation, par la politique du fait accompli, au mépris du principe de précaution, au mépris du droit kanak coutumier et au mépris du principe de rééquilibrage et du processus de décolonisation.

Il est de notre responsabilité de ne pas laisser seuls les opposants à ce projet néfaste, promu par une multinationale avec l ‘appui de l’Etat français et de certaines institutions de Nouvelle Calédonie au détriment des objectifs politiques économiques et sociaux des accords de Nouméa, et de réclamer avec eux l’arrêt des travaux jusqu’à ce que des études d’impact environnemental irréfutables aient été menées et jusqu’à ce qu’un plus juste partage des richesses produites ait été entériné, dans le respect des intérêts du peuple Kanak et de la Nouvelle Calédonie."