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Chlordécone : le Ministère fait un point d’étape

Voici le communiqué de presse du Ministère de l’Agriculture concernant le suivi des travaux relatifs à la pollution par le Chlordécone aux Antilles Françaises.

On remarque que l’évaluation scientifique du risque efffectuée par l’AFSSA sur laquelle se base les arrêtés ministériels fixant les LMR n’est pas remise en question sur le fond.

Que les plans de surveillance des denrées alimentaires ont été renforcés. Pour mémoire, les mesures de suivi sont financées pour la quasitotalité par les autres ministère que celui de l’agriculture : santé & environnement.

On a débattu sur les scenarii d’adaptation des cultures aux sols pollués et non pas à résoudre le problème sur le fond qui est celui de la dépollution des sols. En effet, quand bien même on arrivera à cultiver sur des sols pollués des espèces qui seront peu contaminées, le chlordécone continuera pendant des décennies à infiltrer le sol et à alimenter les nappes phréatiques, polluant sources, rivières et mer.

Si le Ministre s’affiche satisfait du suivi de la pollution, on peut déplorer plutôt qu’il ne s’attaque pas à la racine du problème (LMR qui ne permettent pas d’éviter les risques de contamination chronique, non dépollution des sols,… ) ni à ses conséquences pour la santé des habitants et la survie du monde agricole qui en supporte les effets.

 

Communiqué du Ministère de l’Agriculture :

Dans le cadre de la mission parlementaire d’information sur la pollution existant aux Antilles françaises par le chlordécone, pesticide organochloré, M. Philippe EDMOND-MARIETTE, Député de la Martinique, Président de la mission et M. Joël BEAUGENDRE, Député de la Guadeloupe, rapporteur de la mission, ont rencontré M. Dominique BUSSEREAU, Ministre de l’Agriculture et de la pêche pour une réunion de travail. Les échanges ont porté sur :

· les modalités d’application des arrêtés ministériels fixant les limites maximales de résidus de chlordécone dans les aliments, fondés sur une évaluation scientifique du risque par l’Agence Française de Sécurité Sanitaire des Aliments ;

· la mise en oeuvre des plans de surveillance des denrées alimentaires, qui ont fait l’objet de renforcement ;

· les travaux réalisés dans le cadre de l’étude prospective lancée en avril 2005, qui a pour objectif d’analyser sous l’angle technique, économique, social et environnemental, les scénarii possibles d’évolution des systèmes de production pour faire face à la contamination des sols.

Dominique BUSSEREAU a rappelé l’importance du travail accompli et de la vigilance exercée par l’Etat pour assurer le suivi de cette pollution. Les parlementaires ont souligné la nécessité de pouvoir apporter un soutien aux agriculteurs qui en supportent les effets.

Les parlementaires ont proposé que des réunions d’information, mobilisant les Ministères concernés et les groupes régionaux de suivi des pollutions phytosanitaires, se tiennent en Martinique et en Guadeloupe dans le courant du mois de mai prochain.