Chlordécone : Dominique Bussereau se veut rassurant
En visite hier en Guadeloupe et interrogé sur RFO, le ministre de l’Agriculture n’a pas pu ne pas aborder le sujet du chlordécone.
Se voulant "transparent", Bussereau a surtout cherché à être rassurant pour les agriculteurs et pour la population : "dans ce genre de pollution, il faut être transparent".
Pour les agriculteurs, il a avancé prendre en charge les conséquences économiques de la pollution aux organochlorés : "la solidarité nationale jouera". C’est déjà une bonne nouvelle pour les agriculteurs qui doivent cultiver sur des sols pollués. Mais bien sûr rien n’a été dit concernant la dépollution des sols, éviter que les polluants ne pénètrent davantage dans les nappes phréatiques,… Certes, les agriculteurs seront indemnisés, mais devront-ils l’être pendant 100 ans ?
Pour la population, notre cher Ministre, a indiqué "appliquer le principe de précaution". Mais attention, M.Bussereau sait de quoi il parle car il précise ensuite "sur l’eau". En creux, cela signifie que pour les autres aliments le principe de précaution n’est pas appliqué. En réalité il l’a été mais ne l’est plus depuis l’arrêté du 12 octobre 2005, pris sur recommendations de l’AFSSA.
Mais est-ce que M.Bussereau serait prêt à ne consommer ne serait-ce que pendant un mois rien que des produits issus des jardins particuliers de la zone contaminée ?
Alors, oui, M.Bussereau. Oui il est bon que vous veniez à la rencontre des antillais, oui il est bon que vous précisiez que le risque existe et que la tracabilite des produits vendus n’est pas garantie loin s’en faut.
Mais M.le Ministre il ne suffit pas de qq paroles : il faut agir pour prévenir d’éventuels risques pour la santé de nos concitoyens, appliquer entièrement le principe de précaution et mettre en place le maximum de tracabilité dans les filières agricoles locales.
Je rentre à l\’instant chez après avoir assisté à la conférence à la mairie de Trois Rivières ce 17/1/07.Les informations que j\’ai pu collecter sont ahurissantes.Exemple:-L\’état a monté plus haut le taux de clhoredécone par gramme de matière sèche.-Le préfet a déclaré qu\’il n\’y a pas de responsabilité avérée.-Les agriculteurs sont déclarés responsable, alors que l\’autorisation d\’utiliser un pesticide est donnée par le ministère concerné.-Dans une commune les sols sont pollués à 1750microgrammes par kilo de terre alors que la tolérance est de 250.-Les femmes enceintes ont toutes les chances d\’être cotaminées ainsi que leur bébé si elles ont séjournées là ou le produit a été utilisé.Etc, etc.Conclusion:nous ne sommes pas surs de ce que nous mangeons, mais nous continuons à recevoir des produits des pays avoisinant moins soucieux de la non toxicité de leurs produits agricoles.A bientôt pour d\’aures infos