Chikungunya : la crise est toujours là
Bien que l’épidémie ait ralenti à la Réunion et ne fait plus la Une de l’actualité, le Chilungunya demeure bel et bien présent et continue de faire des ravages Outre-Mer. Voici les infos fournies par l’INVS (www.invs.sante.fr)
– à la Réunion, 248 000 cas ont été estimés depuis mars 2005 (bilan au 28 avril 2006), dont 2700 pour la semaine passée.
L’épidémie a eu des conséquences mortelles :
207 certificats de décès mentionnent le Chikungunya au moment du décès (et dont 121 pour lesquels le Chikungunya a été identifié comme étant la cause du décès).
En février et mars, le Chikungunya a été la cause d’une surmortalité de l’ordre de 33% ! On a observé 914 décès au lieu de 663 attendus, pour les 13 communes participants à l’estimation.
L’épidémie n’est pas encore totalement vaincue : même si sa progression a nettement diminué, il suffit de conditions climatiques plus favorables au développement du virus pour que l’épidémie retrouve de la vigueur. Les mesures de précaution individuelles et collectives sont toujours de rigueur.
– à Mayotte, plus de 6000 cas ont été comptabilisés, mais certains annoncent le chiffre de 45000 personnes atteintes par le virus. En effet, beaucoup soignent la maladie par leurs propres moyens et ne consultent qu’en phase finale, une fois le virus passé. Dès lors les signes cliniques ne permettent pas de les comptabiliser dans les victimes de l’épidémie.
– en Guadeloupe : un premier cas de Chikungunya a été identifié en avril.
Même si les mesures de protection et de prévention semblent plus efficaces, même si la population a été bien avertie du fait de la situation réunionnaise, même si elle est déjà sensibilisée à ce type d’épidémie dans le cas de la dengue, même si les risques d’infection sont moindres car les personnes en provenance de l’océean indien ont moins de risques d’être contaminés, il convient de rester extrêmement prudent.