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Banane : la France a-t-elle abandonné ses producteurs antillais à Bruxelles ?

La dépêche Reuteurs résonne comme un abandon : "Les pays de l’Union européenne se sont mis d’accord vendredi sur un nouveau droit de douane de 176 euros par tonne sur les importations de bananes, apprend-on de sources européennes".

Alors que la France, comme l’Espagne, sont les seules à conserver des producteurs de bananes, aucun de ces deux pays n’a voté contre cette nouvelle proposition de baisse de droit de douane.
Est-ce que notre pays considère simplement que cette nouvelle baisse (de 11 €  la tonne) ne change pas grand chose aux données économiques de la négociation ?
Est-ce que cet "abandon"  a été négocié au profit d’autres arbitrages ?
Est-ce que la France, contrairement à ses multiples déclarations, a fini par faire une croix sur ce secteur d’activité, pourtant important pour nos régions ?

Plus que jamais, il est temps de définir de nouvelles stratégies de commercialisation des bananes antillaises, en les distinguant autant que possible du produit brut exporté par l’Equateur, vis-à-vis duquel on ne pourra pas se concurrencer.
Cultiver davantage de bananes figue-pomme, moins utilisatrices de pesticides, renforcer une image de produit de qualité associé à la banane antillaise, développer les produits transformés, accroître les échanges régionaux intracaraïbes,… toutes ces initiatives vont dans le bon sens et seront les seules à même de préserver ce secteur d’activité.