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Alerte au tsunami : la France n’est pas préparée

Alors que le NouvelObs (Cf article ci-dessous) rappelle l’importance du risque de tsunamis pour la Métropole aussi bien que pour les Outre-Mers, unsystème de surveillance et d’alerte va être mis en place en 2009 dans la Caraïbe, comme nous le confirmait pas plus tard que dans sa conférence de lundi dernier, Sara Bazin, directrice del’observatoire de sismologie et volcanologie de la Martinique (voir www.saintbarthenvironnement.com).

« Aucune côte, aucun bassin n’est durablement à l’abri », affirme un rapport présenté par le sénateur socialiste Roland Courteau qui propose de mettre en place unCentre national d’alerte pour le littoral méditerranéen et les départements et territoires d’outre-mer, particulièrement exposés.

Selon un rapport présenté, mardi 18 novembre, par le sénateur PS Roland Courteau, la France estparticulièrement mal préparée à un éventuel tsunami, un phénomène auquel la Méditerranée et les Antilles sont particulièrement exposées.
Près de quatre ans après le tsunami qui a fait quelque 250.000 morts autour de l’océan Indien, « aucune côte, aucun bassin n’est durablement à l’abri [en France, ndlr]. Même si les fréquencespeuvent être faibles, les conséquences peuvent être particulièrement dramatiques », a déclaré Roland Courteau en dévoilant à la presse son rapport rédigé à la demande de l’Office parlementaired’évaluation des choix scientifiques et technologiques.
Un total de 911 tsunamis ont déferlé sur les mers et océans de la planète depuis le début du 20ème siècle, dont 77% autour de l’océan Pacifique, 10% dans l’Atlantique, 9% en Méditerranée etseulement 4% dans l’océan Indien, considéré jusqu’au 26 décembre 2004 comme le plus calme de ce point de vue.

Un système d’alerte avant 2010

Cette faible fréquence explique en partie l’impréparation de l’Indonésie, où aucun système d’alerte n’existait pour les côtes bordant l’océan Indien.
« Nous souhaitons qu’en France on ne puisse pas nous faire le même reproche », a souligné Roland Courteau, dont le rapport propose de charger le Commissariat à l’énergie atomique (CEA) de mettresur pied un Centre national d’alerte aux tsunamis pour la Méditerranée, l’Atlantique Nord-Est, les Antilles et l’océan Indien.
Ce centre se verrait ensuite confier un rôle régional, notamment pour la Méditerranée occidentale.
Sous l’égide de l’UNESCO, la Commission océanique intergouvernementale (COI) a demandé aux Etats de se doter de systèmes d’alerte aux tsunamis au plus tard en 2010, a rappelé le sénateur.

Sensibiliser le public

Si un dispositif performant à déjà été mis en place en Polynésie française, beaucoup reste à faire dans les Antilles, à la Réunion et pour le littoral méditerranéen.
Les tsunamis peuvent être provoqués par des séismes sous-marins, des explosions volcaniques ou encore des glissements de terrain, sur terre ou sous la mer.
Pour être efficace, le rapport préconise que le futur système d’alerte s’appuie avant tout sur une sensibilisation des populations. Un tsunami originaire des côtes de l’Afrique du Nord mettraiten effet moins d’une heure à atteindre les côtes méditerranéennes françaises.