AGRICULTURE BIO : CAP 21 DEMANDE A LETAT DE SOUTENIR LA FILIERE BIO
Communiqué de presse du 5 avril 2005
Alors que les consommateurs prennent davantage conscience du lien entre l’alimentation et la santé et sont de plus en plus nombreux à se tourner vers la filière bio qui répond à leur exigence de qualité, la production française stagne et le nombre de conversions des exploitations reste très faible plaçant ainsi la France à la traîne derrière de nombreux pays européens en particulier l’Autriche, le Danemark, la Finlande, l’Allemagne ou l’Italie.
Le malaise des producteurs bio est profond et marqué par l’incompréhension. A l’heure de la réforme de la Politique Agricole Commune placée sous le régime de l’écoconditionnalité des aides, un paysan bio touche ainsi 20 à 40 % de subventions en moins que l’exploitant conventionnel et ne bénéficie d’aucune aide pérenne.
La pression des agrosemenciers pour la mise en cultures de semences OGM fait craindre la levée du moratoire en Europe et la mise en péril à moyen/long terme des exploitations bio.
Considérant que l’agriculture biologique apporte de réels bénéfices environnementaux et sociaux en préservant les ressources naturelles, en respectant l’environnement et la santé des consommateurs, en replaçant le paysan au coeur de la stratégie agricole, CAP 21 apporte son total soutien à la manifestation nationale organisée par la Fédération Nationale d’Agriculture Biologique le mercredi 6 avril à Paris.
Une délégation emmenée par lex Ministre de lEnvironnement, Corinne LEPAGE, présidente de CAP 21, Sylviane TROPPER, conseillère régionale Ile de France et Eric DELHAYE, porte-parole du mouvement sera présente aux côtés des agriculteurs bio pour demander à l’Etat :
– de redéfinir le mode de répartition des aides de la PAC en faveur des systèmes de production les plus respectueux de l’environnement
– de reconnaître les bénéfices pour l’environnement et l’emploi rural apportés par l’agriculture biologique par création d’un dispositif rémunérateur pérenne
– une reconnaissance de lagriculture biologique en tant quécoconditionnalité dans toutes les mesures qui lexigent
– d’appliquer le principe pollueur-payeur à l’agriculture conventionnelle à la hauteur de sa réelle contribution dans le cadre de la réforme de la loi sur l’eau
Eric DELHAYE – Porte-parole de CAP 21