TEXTE FONDATEUR DU COLLECTIF : NON A CAMBIOR EN GUYANE
Personnalités :
Chantal Berthelot (vice présidente de la Région Guyane)
José Gaillou (Président du PNRG)
Robert Cibrelus (vice président de la Région Guyane)
Ce Collectif répond à une opposition forte de la population Guyanaise au projet Cambior en Guyane. Il regroupe des partis politiques, des syndicats, des collectifs citoyens et des associations.
Ce Collectif se mobilise contre le projet d’exploitation industrielle de l’or de la Guyane par la société multinationale Canadienne Cambior qui bénéficie du soutien implicite de l’Etat.
Le Collectif dénonce les effets néfastes et irréversibles de ce projet pour la Guyane et sa population :
– Des risques pour la santé publique, une catastrophe pour l’environnement :
Deux trous immenses vont être creusés (une surface correspondant à 70 terrains de football, une profondeur équivalent à 40 étages). Une quantité énorme de déchets va être généréé (cyanure, arsenic, plomb…). La pollution de l’eau potable par Cambior risque de contaminer 80000 guyanais (1/3 de la population).
– Expérimentation et improvisation :
Cambior n’a aucune expérience de ce type d’exploitation dans les conditions climatiques et géographiques exceptionnelles de la Guyane: la Guyane n’est pas un laboratoire.
– Des retombées économiques insignifiantes pour la Guyane et une défiscalisation illégale pour un projet qui n’est pas de développement durable.
– Un projet imposé sans l’accord de la population.
Par ailleurs le Collectif dénonce des pratiques scandaleuses et indignes utilisées par la multinationale Cambior :
– Absence de transparence, (cartographie erronée pouvant générer un risque de pollution des marais de Kaw…).
– Modifications incessantes du projet sous la pression des opposants (abandon des digues, projet de boue sans expérience, demande puis annulation d’une dérogation pour le Cyanure).
– Négation de la dangerosité du projet par des omissions graves (risque radioactif non mentionné dans les enquêtes publiques…).
– Présomption d’abus dans la signature de la convention avec la communauté amérindienne Palikur résidente sur le site.
On ne peut accorder aucune confiance à la société Cambior (incidents et conflits à Omaï et Rosebel).
C’est le non du mépris à l’encontre des socioprofessionnels à qui Nicolas Sarkozy a demandé de se prendre en main ,lors d’une visite du ministre de l’intérieur en 2006, à l’égard de centaines de personnes qui espéraient trouver un emploi
Bonjour,je comprends votre désarroi devant la décision du président mais, même en ne tenant pas compte de l’aspect écologique, qui est premier pour moi :- sur le plan économique à long terme ce choix permettra de développer des emplois autrement plus intéressants que ceux qu’auraient pu apporter Iamgold. – en termes de recettes ce projet n’apportait rien à la Guyane- sur le plan politique, les promesses du candidat sont selon vous que N sarkozy vous avait incité à vous prendre en main. Je n’ai pas souvenir qu’il ait dit qu’il défendait ce projet. Il a dit si ma mémoire est bonne « la Guyane a des richesses, elles méritent d’être exploitées dans le respect de l’environnement ». Enfin je ne suis pas là non plus pour défendre le président s’il a fait des promesses qu’il n’a pas tenues…Laissons les choses se décanter, et retroussons nous les manches pour développer d’autres activités que minières.