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Corinne Lepage et la crise sociale aux Antilles

Corinne Lepage était l’invitée du Téléphone sonne du
vendredi
, sur France-Inter, avec Delphine Balto et Chantal Brunel.

Le premier débat a porté sur la gestion par le gouvernement de la crise sociale aux Antilles.

cliquez ici pour réécouter l’émission

Voici la retranscription du débat concernant la crise en Guadeloupe :

Corinne Lepage, pas de coup de pouce salarial dit le gouvernement ?

CL : Il y a une situation… qui est plus grave que la question des 200 euros.
Il y a une situation tout a fait anormale en Outre-Mer en ce que ce sont des departement dans lesquels il y a des oligopoles et des monopoles qu’on ne tolérerait pas en métropole, contre
lesquels on ne fait strictement rien, ce qui fait qu’effectivement les couts sont beaucoup plus élevés avec des revenus globalement beaucoup plus bas.
Moi je veux bien que dans la situation actuelle l’Etat ne peut pas payer 200 euros, je peux comprendre.
Par contre il a à faire son boulot, c’est-à-dire de faire respecter la loi républicaine en métropole comme en Outre-Mer ; et elle n’est pas appliquée en Outre-Mer.
En Outre-Mer on considère que nos concitoyens sont, quelquepart, en tout cas pour certains d’entre eux, des citoyens de deuxième zone. Ce n’est pas acceptable. Et par consequent tant qu’il n’y
aura pas une remise à plat de l’organisation économique sur place, effectivement on n’en sortira pas.

Ce qu’ils demandent c’est une égalité de traitement. Ce n’est pas autre chose, ce n’est pas une demande d’indépendance. Ce n’est pas de cela dont il s’agit et il faut effectivement revenir à une
situation normale et une application du droit de la concurrence. Il faut que les békés puisque c’est essentiellement d’eux dont il s’agit qui possèdent les monopoles et les oligopoles, appliquent
la loi francaise et acceptent qu’on l’applique.


En complément de réponse de Chantal Brunel, à une question d’un auditeur sur ce que l’on peut faire pour aider les ultramarins.
CL : le transport public par ex, c’est l’usager qui paie, là-bas. Il n’y a pas d’argent public dans le transport public, c’est tout à fait anormal. C’est une manière d’aider les gens
par ex que de prendre une part du transport, sans donner 200 euros à personne. Je veux dire si on cherche vraiment des choses à faire, très franchement il y en a beaucoup.


Journaliste : Corinne Lepage, est-ce qu’il y a une fracture raciale ?

CL : Il y a une inégalité de répartition qui recouvre malheureusement, il faut le reconnaitre, les origines différentes.
Alors, pour quelqu’un qui comme nous toutes autour de cette table est attachée fondamentalement, j’allais dire viscéralement, à la République et à l’égalité de tous ses enfants, si on veut éviter
d’aller vers affrontements de type racial alors on a singulièrement intéret à ce que la loi soit le droit commun et la meme pour tous. Parce que sinon, effectivement, ca va très mal se terminer.


Journaliste : vous trouvez normal qu’Yves jégo soit à Paris en ce moment et qu’il n’y ait pas de voyage de programmé dans les prochains jours ?

CL : non et moi j’ai entendu en plus ce matin des ultramarins se plaindre de la qualité des mediateurs en disant qu’on leur avait envoyé des gens qui n’y connaissaient strictement rien et qu’ils
ne pouvaient pas discuter avec eux parce qu’ils ne connaissaient pas leurs problèmes.
Je pas si c’est vrai ou si ce n’est pas vrai mais ca ne donnait pas une très bonne impression…

Chantal Brunel : je connais bien l’un des mediateurs parce qu’il a été Directeur Départemental du Travail en Seine-et-Marne et M. Lopez est particulierement compétent car j’ai eu à voir des
conflits et des problèmes sociaux dans ma circonscrition et je l’ai trouvé particulierement compétent…

CL : Il l’est peut-être mais il ne connait peut-être pas les problèmes de l’Outre-Mer  😉

5 réflexions sur “Corinne Lepage et la crise sociale aux Antilles

  • Tout ça pour ça M DOMOTA ?
    Juste avant de m’absenter, j’avais émis l’hypothèse que M DOMOTA ne serait pas capable de se présenter aux Etats Généraux organisés dans les iles.Il a eu l’élégance de me donner raison. Je l’en remercie d’autant plus qu’il n’est pas si fréquent que ce triste sire fasse preuve de la moindre élégance.L’élégance n’est pas le style de la maison UGTG !Naturellement soumis au péril de devoir faire des propositions constructives, le leader de la destruction organisée s’est dégonflé comme une lamentable baudruche.Plus facile de casser la maison Guadeloupe que de poser la première pierre d’une cité nouvelle.Exit M DOMOTA et son blabla pitoyable sur sa vision passéiste de la société guadeloupéenne, à la trappe le comique pas drôle et son discours haineux et raciste, au tapis le grand leader charismatique menteur et manipulateur.Pour ne pas être autre chose que ce que l’UGTG a toujours été, un groupuscule de petits terroristes sans avenir, DOMOTA s’est fait prendre au piège de Nicolas SARKOZY et s’est exclu lui-même de la scène publique que les médias lui avaient pourtant lâchement concocté.C’est qu’il est plus facile de manipuler les masses naïves sur des idées fausses que de présenter intelligemment quelques idées justes !Et des idées justes l’UGTG n’en a pas beaucoup et puisqu’il ne lui serait plus possible de surfer sur la haine, la rancœur et le racisme primaire, cette association de malfaiteurs serait bien en peine de se présenter avec un costume propre devant les guadeloupéens qu’elle a roulé dans la farine pendant quelques semaines de candeur populaire.Je pense comme je l’avais déjà exposé que l’une des ambitions de SARKOZY en proposant à la va vite ces Etats Généraux était de mettre DOMOTA dans une situation délicate.C’est fait !Le but a été atteint sans trop de difficultés car le décalage entre le personnage vendu par les médias et la réalité du pantin local n’a pas résisté à la moindre situation sérieuse.Je crois même que la rapidité avec laquelle DOMOTA s’est fait piéger explique plus ou moins maintenant le manque d’intérêt plutôt évident que le Président porte à ces Etats Généraux.Repoussée, plus ou moins bien organisée, sans véritable objectifs clairs, il semble que cette consultation ait perdu de son intérêt autant pour le pouvoir que pour la population locale trop contente de retrouver le calme après la tempête et de passer à autres choses.J’ai écrit que je pensais qu’il fallait néanmoins y participer coûte que coûte. Je le pense toujours car même si l’objectif est flou, le simple fait de prendre la parole que l’on nous avait volée est un acte important. Il faut absolument exprimer le ressenti général face à cette tentative de coup d’état. Et en restant positif, on se sait jamais, de l’union d’idées réfléchies sortent toujours des possibilités intéressantes.Mais il ne faut pas en rester là et il est possible maintenant de faire quelques remarques sur le bilan de cette « crise sociale » que le LKP prétendait mener et orienter vers une « nouvelle société » aux Antilles.Quel est donc votre bilan M DOMOTA ?Car ne perdons pas de vue que nous avons entendu des propos énormes, il s’agissait de tout changer ici, il y aurait un avant LKP et un après ! Un avant DOMOTA et un après. La révolution était en route dans les DOM et le Monde entier regardait DOMOTA, j’ai entendu parler de nouveau Messie, de leader charismatique, de chantre d’un nouveau monde …Malheureusement il vaut mieux chausser ses lunettes (avec l’âge ne vient pas forcément la sagesse mais toujours les lunettes !) pour tenter d’apercevoir les minuscules restes de ce vaste mouvement « social ».Quel est le bilan ? Presque RIEN de positif ! L’accord « Bino » est passé gentiment à la trappe et lentement mais surement les promesses s’estompent et se perdent dans le lointain. Sans doute aurait-il été plus intelligent de ne pas confondre « grève » sociale et donc vraies négociations avec cet amalgame de revendications confuses et passéistes que l’UGTG a voulu imposer par la force. Bilan réel ? Néant !La baisse des prix qui allait sauver les Antillais qu’une misère tellement évidente et tragique (réelle bien malheureusement pour certains comme partout ailleurs mais pas plus, cessons de mentir !) ferait rire le moindre consommateur naïf ayant la mauvaise idée de regarder les étiquettes dans son commerce favoris …. Bon c’est vrai que pour quelque temps l’essence est moins chère mais pour le reste ? Avez-vous comparé le prix de 2 kg de sucre roux bien de chez nous d’avant le LKP avec le petit paquet maigrichon de 1.5 kg d’après le LKP ? Même prix ! D’où une hausse de tarif assez édifiante et je crois que la liste serait longue ….Ah si ! On peut acheter du Ketchup 5 cts de moins dans un magasin qui fait un max pour nos économies. Mais le ketchup n’est pas bon pour la santé ! Oublions-le.Belle victoire !Bon mais et pour le renouveau de la Société aux Antilles ?Ce nouveau monde que les penseurs du LKP se sentaient prés à nous proposer à coup de matraques avec des mines de Che Guevara matinées de Fidel Castro où est-il ?Quid de tout le blabla intellectuel du LKP !Rien !Le vide absolu, sidéral, inquiétant !Serait-ce donc pour si peu que ces grands chefs fanfarons ont à moitié ruiné Guadeloupe et Martinique, qu’ils en ont séquestré la population en la menaçant, la frappant, l’affamant …Serait-ce donc pour si peu que ces irresponsables prétentieux ont saccagé une année scolaire en interdisant aux enfants antillais de suivre normalement leurs cours et en fermant de force les écoles ? Qui pourrait présenter ne serait-ce qu’une seule revendication sérieuse (j’ai bien écrit sérieuse !) justifiant la fermeture des écoles dans les iles pendant 7 semaines ?Serait-ce pour si peu les nouveaux chômeurs, les entreprises en périls, les sociétés incendiées, la terreur, les angoisses traumatisantes, les ravages sociaux, les failles racistes ouvertes et entretenues dans une société assez fragile ?Qui comptabilisera les séquelles humaines, les changements d’attitudes collectives, les rancœurs mal digérées, les troubles chez les jeunes, les espoirs déçus, les haines mal contenues que tous ces évènements ont généré ?Qui portera à la face de l’UGTG le vrai bilan catastrophique de ces actions irréfléchies, irresponsables, dangereuses?Le ré
    sultat de tout cela est assez tragique, proche du néant sur le plan des avancées économiques et l’on serait tout naturellement porté à écrire en grosses lettres sur le fronton de la maison des Syndicats de Pointe à Pitre :« Tout cela pour si peu ! »On ne change pas une société en quelques semaines sur l’injonction de quelques énergumènes sans aucune crédibilité intellectuelle. Il ne suffit pas d’attiser la haine, la violence, la jalousie, le racisme pour construite un monde neuf et respectable.L’ensemble des pensées fangeuses qui sous-tendent à l’idéologie de l’UGTG n’est pas un terrain propice à l’émergence d’un monde meilleur, digne et démocratique.Tout cela laisse un goût amer ! Je n’aimerais pas aujourd’hui être un ancien sympathisant du LKP, je me sentirais trahis, floué, trompé.Mais on n’est tout de même en droit de se poser la question de savoir si DOMOTA est le seul responsable d’un pareil gâchis.C’est délicat. Comme toujours lors des mouvements sociaux, les chefs ne sont pas seuls. Il leur faut des masses à manipuler.La préparation habile de ce mouvement autour de cette affaire très populiste de « la vie chère » a mis dans la rue des tas de gens dont beaucoup étaient loin d’imaginer dans quel guêpier ils mettaient les pieds.DOMOTA seul n’aurait pas pu monter une telle entreprise. Je passerai sur les pantins qu’il a fait

  • 2 avril 2009 à 17:12
    Elie DOMOTA pris au piège ?
    Depuis quelques temps, une analyse de la situation permet de noter un léger retrait de l’UGTG et une lente mais sensible décroissance des interventions de son leader, Elie Domota.Si les médias ne continuaient pas leurs propagandes irresponsables et scandaleuses, on pourrait même sentir que le LKP, malgré quelques points de résistance, commence à se faire plus discret. Il est en perte de vitesse.C’est qu’à mon avis, Domota sent le piège que Sarkozy est entrain de lui tendre.Pendant la période la plus dure de la prise d’otages, beaucoup se sont émus à très juste titre de la relative absence de réaction de l’Etat français.Il est vrai que l’on a même pu avoir un pénible sentiment d’abandon de la part du pouvoir garant des libertés qui nous laissait seuls face aux Tontons Macoutes très virulents de l’UGTG.C’est vrai aussi que les positions de M le Préfet ou de M Jego ont pu paraître confuses. Le premier, frais débarqué dans l’ile, a du avoir un mal fou à comprendre et analyser la situation. Le second s’est laissé « embarquer » par le début de la crise et a sans doute cru à un très vaste mouvement populaire qu’il lui semblait difficile d’ignorer.L’un comme l’autre de toute façon étaient liés par leur hiérarchie qui a semblé un peu lente à s’organiser. A croire que les Renseignements Généraux n’avaient pas bien estimé la situation.Quand aux réactions de nos élus, elles ont tellement fluctuées aux grés du vent et des retournements de vestes des uns et des autres que j’éviterai de trop en parler. Par délicatesse, il vaut mieux ne pas trop s’attarder sur les tragiques incompétences de ceux qui ne savent pas faire autres choses que prendre en marche des trains qu’ils ne maitrisent pas.Mais il faut faire de tout cela une analyse un peu plus poussée.Il est vrai que le pouvoir central s’est tenu en retrait lors des moments les plus durs du conflit.Mais imaginons un peu ce qui aurait pu se passer si on avait utilisé la force pour contraindre les hordes du LKP qui n’attendaient que cela.Il faut bien comprendre que Domota avait décidé, prévu, organisé méthodiquement l’affrontement. Il l’attendait car un dérapage vers la violence légitimait son discours haineux et raciste et lui donnait l’assise qui lui manquait.Face à une intervention musclée du pouvoir, il devenait le Mythe de l’opposition en Guadeloupe et pouvait prétendre au titre de vrai chef du pays.Il ne faut pas se faire la moindre illusion, Domota est un fin manipulateur. Toute son opération était calculée depuis longtemps et il avait besoin de ces affrontements pour poser définitivement son personnage et pouvoir mettre en œuvre, ce Grand Soir révolutionnaire qu’attend l’extrême Gauche depuis si longtemps.En Guadeloupe ce Grand Soir passe obligatoirement par une victimisation tragique de la population et du sang noir versé par des mains blanches !Domota n’aura jamais le pouvoir par les urnes ! Il lui faut donc la violence pour exister.L’extrême gauche électoralement ne représente rien. Il lui faut des alibis pour s’implanter, même les plus pervers.L’insurrection minutieusement organisée en exploitant les réseaux de groupes comme AKIYO n’avait d’autre but que de favoriser la montée de la tension et la prise de pouvoir quasi mathématique de Domota. Chef et leader des victimes Guadeloupéennes opprimées par la Métropole.Tout était prêt ! Le discours, le scénario, les actes… Tout ! (même ce pauvre Lolia tragiquement blessé au petit doigt et qui a eu beaucoup bobo, en plus on lui aurait dit des méchancetés ! Bouh … )Tout ? Non !Deux éléments n’ont pas fonctionné !D’abord étroitement encadrées, les forces de l’ordre ne sont intervenues qu’à minima juste là où il n’était pas possible de ne pas le faire mais pas plus.Et il faut reconnaître qu’elles l’ont fait avec une retenue presque exemplaire.Et puis bien sûr le drame de M Bino. Le grain de sable non prévisible qui a « planté » tout le système.Bien sûr, à la va-vite on a tenté de récupérer l’affaire, mensonges, mensonges et enterrement mis en scène, n’ont cependant pas permis de rattraper le désastre.A partir de là, Domota est parti en vrille. Le beau château d’une médiatisation bien huilée ne lui a plus servi qu’à y déverser ses insultes racistes et ses menaces de plus en plus insupportables. Le masque était tombé.Chassez le naturel, il revient au galop !Depuis il n’a plus la main et il est entrain de la perdre définitivement car il est aujourd’hui devant un réel dilemme que Sarkozy vient de lui imposer de façon très maline (n’allez surtout pas croire que je défende M Sarkozy , loin de là ! Pas plus que je ne sois toujours favorable aux interventions des forces de l’ordre. Je me refuse de toute façon à utiliser mes interventions ici pour y faire de la « politique ». Mais il faut analyser les événements comme ils sont, pas comme on voudrait qu’ils soient !)Le Piège est là !Il se cache dans les Etats Généraux organisés à toute allure.En y participant, Elie Domota ne peut plus se contenter de la position facile du révolutionnaire casseur qui ne fait que critiquer et s’opposer. Il lui faudrait devenir porteur de projets or le LKP n’en a aucun !L’UGTG n’a jamais su se positionner dans l’avenir, elle se borne simplement à casser et réclamer sans cesse en agitant les pires slogans et en se basant sur les violences physiques ou morales. Rien de bien constructeur. De toute façon l’UGTG n’a jamais rien construit en Guadeloupe.Pire encore, en acceptant de participer à une vaste concertation organisée par la métropole, Domota ne peut plus se positionner en leader d’un syndicat qui prône depuis des décennies, l’indépendance, la haine du blanc et du pouvoir métropolitain. Comment parler de l’avenir de la Guadeloupe avec la Métropole quand on a pour discours que de vouloir le départ de la même métropole ? Pour une fois voila nos menteurs professionnels devant leurs propres dilemmes.Il lui faudrait pour s’asseoir à la table des états généraux, y redevenir un simple petit syndicaliste ordinaire et surtout il serait obligé de renier les textes fondateurs de l’UGTG qui sont de purs concentrés de haine raciste et de bêtises économiques.Mais s’il n’y va pas ?Là pour lui c’est la débâcle ! Il perd la main mais aussi la suprématie de l’image.Et la parole revient lentement mais inexorablement à d’autres formes de pouvoirs.Celui de Sarkozy qui bien entendu sera omniprésent pa
    r la forme sinon physiquement dans ces discussions.Et puis la parole et le pouvoir des autres Guadeloupéens qui vont enfin pouvoir se faire entendre et dire ce qu’ils pensent de ce qui vient de se passer.Or aujourd’hui je suis sûr que Domota sent son pouvoir s’effriter et il sait qu’une très large partie du pays ne le suit plus. (Finis les grands meetings des débuts, les samedis euphoriques dans les rues de La Pwent.) Comme d’habitude l’UGTG n’a pas su sortir intelligemment de la crise. La facture arrive.Domota va perdre son piédestal et les projecteurs vont aller faire briller d’autres lieux que l’antre des syndicats de Pointe à Pitre.Comment vont se positionner les médias qui ont si lamentablement fait le lit du LKP (qui le font toujours !) lorsqu’il ne leur sera plus possible de tout focaliser sur Domota et qu’ils ne pourront plus faire l’impasse sur d’autres opinions, d’autres discours ? Ils ne pourront pas ne pas couvrir les états généraux.Le danger pour l’UGTG est de soudain passer au second plan, l’actualité va leur échapper et on peut supposer qu’enfin cela sera la fin de ce LKP qui aura fait tant de dégâts ici.Bien sûr on peut supposer que Domota va donc les trouver inutiles, dangereux et les critiquer vertement.Oui ils sont dangereux surtout pour lui.Je pense que le pouvoir central a fait le choix d’une stratégie assez fine qui aura peut-être &eacut

  • 29 mars 2009 à 14:26
    Du mensonge pour unique horizon ?
    Personne mis à part quelques internautes avisés ne semble trop s’interroger sur la situation réelle de la liberté d’expression aux Antilles Françaises.
    Personne mis à part les même internautes ne réagit aux discours des médias totalement voués à une seule cause et ce sans aucun respect déontologique : défendre par mensonges interposés, manipulations éhontées la seule cause des extrémistes de l’UGTG.
    Or considérant la nature même des médias locaux on ne peut que s’étonner d’une telle rente de situation Pro LKP.
    France Antilles journal du groupe Hersant (pas spécialement de gauche …) passe son temps à défendre l’extrême gauche de Domota. RFO télévision nationale, normalement astreinte à respecter les indications du CSA, est entièrement Pro LKP, Canal 10 entreprise privée tient les mêmes propos et la situation est identique sur les radios !
    Au total l’ensemble des médias antillais est entre les mains de DOMOTA !Comment en est-on arrivé là ?
    Pour France Antilles, le contrôle LKP se fait au niveau de la structure d’impression entièrement noyautée par l’UGTG ! Tout article contraire aux intérêts de Domota entrainera la non publication du Journal !
    Pour les télés et radio la pression UGTG est la même. Rien ne peut échapper au contrôle de l’UGTG.
    Et lorsque quelques libertés sont prises on en arrive à la situation d’un certain jour où un groupe violent tente de prendre par la force la direction de la télé publique.
    Noyautage tragique donc de la liberté d’expression bien digne de certaines dictatures célèbres.
    C’est très grave ! Mais le pire c’est que cela ne soulève aucune réaction politique ou collective.
    Aucun élu ne s’en émeut, où sont passées ici les forces politiques des différents partis (droite et gauche même absence !) où sont passés les associations culturelles qui par leurs structures d’organisation pourraient prendre la parole et comment se fait-il que très peu de voix s’élèvent contre ce qui est en fait une situation de Coup d’Etat dans nos deux iles ?
    Le noyautage de notre société par l’UGTG ou la CGTM est presque complet. Aucun secteur d’activité ne leur échappe. Et en un claquement de doigt, ils sont encore en état de réduire toutes les libertés individuelles locales à néant.
    Car qu’on ne s’y trompe surtout pas, il n’y a pas eu de Grève Générale aux Antilles mais bien Prise en Otages des populations.
    Pourtant ces groupuscules d’extrême gauche n’obtiennent jamais plus de 2 ou 3 % à chaque élection officielle (les seules qu’ils ne peuvent pas truquer !). Et chacun sait qu’ils sont totalement incapables de gérer quoi que ce soit !Voila donc des sociétés qui acceptent d’être entièrement muselées par des groupes qui ne représentent pas grand monde. Plus d’un million d’Antillais qui tolèrent d’être menés par quelques centaines de syndicalistes non élus et auto proclamés potentats locaux.
    Mais le problème c’est qu’ici on ne dit pas toujours la vérité et que la loi du silence est très active. (L’Omertà italienne sous les tropiques …)
    Mensonges que ce pathos local exploité à l’envie sur un passé esclavagiste qui soi-disant poserait toujours problème. L’esclavage c’est une évidence historique mais il ne pose problème aujourd’hui que parce que l’on a décidé de s’en servir sans répit. C’est un fond de commerce qui a toujours marché et que l’on ne veut surtout pas mettre de coté car il rapporte gros.
    Mensonges encore que cette soi-disant « spécificité Guadeloupéenne » qui justifierait sans cesse des statuts et des avantages particuliers. Les Guadeloupéens sont des gens comme les autres qui n’ont rien de spécial (tant mieux pour eux !). Comme chaque Français, ils sont différents de leurs voisins c’est tout. Cette différence ne leur est plus refusée depuis bien longtemps et personne ne conteste l’identité multiethnique des Antilles, au même titre que celle des Niçois ou des habitants de Bergues.
    Il y a bien sûr une composante particulière due aux origines diverses des uns et des autres qui a généré ici un beau camaïeu de Couleurs. Cela peut-être une force si on le prend du bon côté.
    Les différences peuvent être à l’origine d’une richesse humaine collective à condition que l’on ne tente pas d’en faire un paravent pour obtenir plus d’avantages matériels et des rentes de situations perverses.
    Mensonges encore sur la situation économique des Iles. Non ! Le niveau de vie de Guadeloupe, Martinique n’est pas inférieur à celui des autres départements français, loin de là ! D’autant qu’ici TOUT le monde sait qu’une partie de l’économie est souterraine et dissimulée. Tout le monde sait que la fiscalité peine à représenter la richesse locale qui au vue du spectacle des rues ne frise pas l’indigence.
    Comme dans tous les départements français, les inégalités sont parfois importantes, certains connaissent des situations difficiles. Mais il n’y a rien ici qui justifie les mensonges énormes que l’on entend sans arrêt sur des chiffres jamais fondés, trafiqués, exagérément orientés. On veut plus, toujours plus ! Cela a toujours marché comme cela pourquoi cela devrait-il changer ?
    Guadeloupe et Martinique sont les deux Iles les plus nanties de la Caraïbe et pourtant ce ne sont ni les plus stables ni les plus accueillantes.
    Mensonge encore sur la situation humaine des iles. Personne ne manque de respect aux Guadeloupéens si ce n’est les Guadeloupéens entre eux. D’abord le respect cela se mérite, cela ne se réclame pas ! Et puis quand on exige du Respect, il faut soi-même respecter ses voisins !
    Or voila encore un sujet délicat. Une société a besoin de fonctionner selon des repères assez clairs. Ici ils ne le sont pas !
    Un exemple ? Prenons cette mascarade organisée par L’UGTG lors de l’enterrement de M Bino. Ces poings levés, toutes ces bouches scandant le fameux « Guadeloupe est à nous pas à vous » (scène sur-médiatisée grâce à Mme Royal et qui a d’ailleurs très très largement desservi ce mouvement en métropole).
    Propos inadmissibles, inquiétants, pervers, que toute société normalement équilibrée et libre de ses pensées aurait dû des le lendemain condamner et rejeter.
    Et bien rien !
    Pas un commentaire, pas une réaction de la part des élus locaux, des « élites pensantes » des clubs organisés … pas de large mouvement de manifestations dans les rues genre « Touche pas à mon Pote »
    Rien !
    Tout au plus quelques tentatives maladroites, inutiles, déplacées pour expliquer que « Yo » non ce ne serait pas les blancs mais ceci ou cela … FAUX bien sûr et TOUT le monde le sait !
    Qui ne dit mot consent ?
    Quand une société en arrive à ce point d’apathie collective il faut qu’elle s’interroge !
    Preuve qu’ici on ne dit jamais ouvertement ce que l’on pense, que l’on cultive le flou, le non dit, que personne ne veut se lever pour clarifier des pensées confuses et troubles qui pourrissent toutes les relations intercommunautaires voire toutes les relations politiques et sociales.
    L’Omertà toujours !
    Mensonges encore lorsque l’on fait croire que les dérives collectives de certains ici seraient dues à la politique postcoloniale de la France.Comme tous les pays du monde, la Guadeloupe est secouée par des évolutions sociales trop brutales, incontrôlées dont la jeunesse est parmi les premières victimes.
    Mais c’est la même chose ailleurs, et il n’est pas nécessaire de chercher à accuser Pierre ou Paul, il faut s’atteler à une réflexion locale pour réagir au mieux aux problèmes locaux. S’interroger sur la structure de la famille, le rôle des hommes, l’éducation des enfants, la pression des médias

  • Je me demande toujours d’où les Guadeloupéens tirent cette fumeuse théorie selon laquelle quelqu’un (en l’occurrence le papa Blanc colon et détesté ) devrait leur reconnaître ou leur donner leur identité .
    L’identité d’un peuple se définit par sa façon d’être, de se construite, de se modeler lui-même ! L’identité? Nous naissons avec. Il est vrai qu’elle a besoins de s’affirmer mais c’est notre travail à nous pas aux autres.
    Personne ne “donnera” une identité au peuple antillais ! Personne ne peut le faire et surtout personne ne se préoccupe plus de cette question sauf une partie antillais eux-mêmes qui dans leur discours semblent toujours avoir 75 ans de retard.
    L’identité de tous ceux qui vivent ici c’est tout simplement, ce qu’ils sont, pensent, expriment, construisent…. Ils la possèdent depuis leur naissance et la garderont toujours!
    Personne ne dénie au Peuple Antillais la moindre forme de son identité !
    Avec les évènements de ces derniers temps , je pense que certains sentent bien que tout n’est pas bien net dans leurs façons d’agir et qu’ils ne sont pas cohérents avec eux-mêmes.
    D’où peut-être cette forme d’agressivité permanente.
    On agresse l’autre surtout quand on a peur ! Quand on est pas sûr de soi ni de ce que l’on fait ou dit.
    Il y a ici un pathos collectif à régler, cela n’est jamais fait car on veut pas aborder la réalité en face.
    L’ile sort meurtrie de ces affrontements, divisée, fatiguée, moralement atteinte par les dissensions raciales brutales qui ont rejailli et un peu nauséeuse d’elle-même.
    Rien de bien favorable à un épanouissement identitaire comme disent les spécialistes.
    On a l’impression d’un peuple à deux niveaux, une partie avance vers l’avenir et travaille normalement au développement de son territoire la Guadeloupe, l’autre reste “plantée” dans un schéma passéiste, franchement peu constructif.
    Il semblerait que ce soit elle qui suive le LKP.
    La France hexagonale qui regarde ces agitations, se demande d’ailleurs, je crois, à qui elle a faire et que veulent réellement ces excités visiblement très racistes et violents, pas très clairs dans leurs revendications qu’elle a vu s’agiter dans les rues en cassant même la voiture de leurs voisins de pallier.
    Demain un nouveau vote sur l’Indépendance ? = 95 % de votes pour aucun changement de statut et aux prochaines élections l’extrême gauche sera comme d’habitude ridicule dans les urnes.
    De grands enfants voila ce que certains sont, manipulés scandaleusement comme aux pires moments de Cuba ou de l’URSS.
    Finalement quand on voit l’ampleur des dégâts pour la modestie presque ridicule des points obtenus on se dit : Tout ça pour si peu …..
    Ensuite pour ce qui est de ce blabla pathétique sur la décolonisation autant s’inquiéter de l’arrivée prochaine de Christophe Colomb dans la Caraïbe.
    Il faudrait savoir ce que veut l’on ici : continuer à se gaver des subventions métropolitaines (3 fois plus importantes que pour les autres départements) et donc accepter une bonne fois pour toute d’appliquer les lois de la république (ce que nous ne faisons pas ! nous sommes des département “bananiers” !!!) sans tout le temps vouloir des passe-droits supplémentaires dus à la soit disant spécificité locale (une belle trouvaille d’hypocrites pour toujours réclamer plus !) ou tout simplement régler enfin cette fumeuse question de l’indépendance que quelques hystériques agitent depuis si longtemps mais à ce moment bien sûr sans aucune aide de la France.
    Autrement nous ne serions que des comiques !
    En réalité personne ne veut l’indépendance ici ! surtout pas les fonctionnaires de l’UGTG. La menace à l’indépendance est leur fond de commerce mais en réalité ils ne la veulent SURTOUT pas !!! La France leur rapporte trop ! (n’est-ce pas M Domota ?)
    Ce que beaucoup veulent sans jamais le dire en face c’est demander toujours plus de fric à la France en réparation d’une histoire mal digérée qui nous permettrait d’exiger par ultimatum pour l’éternité, aides et assistances sans limite pour que nous puissions continuer nos petites vies tranquilles sous les tropiques .
    Alors cela me ramène à la question initiale de l’identité guadeloupéenne.
    Le problème c’est que je me demande si elle est bien estimable entre les mains de certains quand on voit et entend tout ce que l’on a entendu et que l’on sait comment ce qui s’est passé depuis 8 semaines.
    Il va falloir reconstruire notre ile et surtout Nous reconstruite pour redevenir Fiers de ce que sommes et voulons être. Cela ne peut pas passer par les discours et les actes de l’UGTG qui ne sont que destructeurs !
    Heureusement le LKP n’est PAS toute la Guadeloupe ! (loin de là)
    Heureusement ils y a des gens très bien ici à qui on a simplement VOLE la parole. Heureusement nous parviendrons à revivre ensemble normalement mais tout cela était-il vraiment utile sous cette forme-là, avec ces discours là et entre les mains de ces gens là ?????

  • 19 mars 2009 à 5:49
    Les temps ont été difficiles mais je pense qu’il ne faudrait pas non plus que nous nous enfermions dans une lecture des évènements trop bipolarisée (les Pour /les Contres).Il va falloir apprendre à revivre ensemble et même si bien sûr il faudra du temps, il n’y a pas d’autres opportunités d’avenir.En plus il faut également éviter toute réflexion trop schématique : ils ont tort, on a raison ! Rien n’est si simple et ce serait nier la complexité évidente de l’existence que d’accepter de tels raccourcis dangereux.D’autres parts, il faut aussi éviter les erreurs d’appréciations ou les choses mal exprimées. Pour ma part par exemple, mon engagement nettement opposé à certaines méthodes du LKP, ne veut pas dire que je sois opposé aux luttes sociales et à un réajustement des inégalités économiques. Loin delà.Beaucoup de gens ont condamné les méthodes, les discours du LKP qui ont occulté quelques bonnes idées du départ mais peu oseraient dire qu’il n’y a pas de problèmes sociaux en ce moment !C’est que les leaders du LKP ne sont pas à la hauteur de la tâche qu’ils se sont fixés.La société contrairement à ce prétend l’extrême gauche, ne se résume pas naïvement à une séparation primaire, d’un coté des bons ouvriers de l’autre, les mauvais patrons.Tout se mélange et bien souvent un ancien ouvrier devenu patron applique à merveille les méthodes historiques du patronat sans état d’âme. Un ancien pauvre peut devenir demain un riche imbuvable et tout est possible dans tous les sens.Cependant, une des choses qui sont reprochées aux sympathisants LKP, c’est de ne jamais fournir d’argument justifiant leurs positions ! Jamais un message développé de façon complète. Rien que des slogans, des invectives….. inutiles !Or je suis sûr que beaucoup ont adhéré en toute bonne foi. D’abord les inégalités en ce moment dans le monde (pas en Guadeloupe … dans le monde !) deviennent insupportables, les peurs de l’avenir mettent chacun en situation de doute, de déséquilibre, de tension. Et puis pour beaucoup de gens isolés dans une spirale de consommation ayant souvent entraînée la perte de repères humains, il y a eu dans ce mouvement, le sentiment d’exister, de pouvoir poser publiquement ses angoisses en suivant un chef qui avait l’air charismatique et qui les prenait dans le bon sens.Et puis on leur a gentiment désigné des responsables (békés, blancs, patrons …) et donc ils n’étaient plus en charge de leurs soucis….. Technique démagogique excellente …Et puis l’impression de faire partie d’un groupe qui prenait de l’importance, qui avait la parole… La dynamique des ensembles porteurs est toujours valorisante …..La Vie n’est pas toujours simple et l’on doit comprendre beaucoup de choses.Le fond du problème n’a jamais été vraiment une problématique de la misère mais celle d’un besoin d’exprimer des mal-êtres dus principalement aux fonctionnements de plus en plus pervers de nos sociétés.Cela n’excuse pas certains débordements, je vais faire l’impasse la dessus.Là où le problème est à mon avis tragique, c’est qu’une bonne part de ces gens peut-être de classe modeste qui ont cru à cette belle aventure risque par un travers vicieux de l’affaire d’en être les victimes les plus exposées.Manipulées de façon très démagogique par le LKP, ce sont les personnes les moins qualifiées professionnellement qui risquent de payer le plus lourd tribut au problème d’emploi qui va se développer.Ce sont leurs enfants qui vont également souffrir le plus de cette année scolaire perdue. Les familles plus aisées étaient mieux préparées à « sauver les meubles ».Les prix quand à eux ne baisseront pas ! Et certains petits budgets doivent être en grand péril en ce moment !Après avoir cru à une embellie de leur vie difficile, ce sont ces personnes qui risquent de souffrir le plus quand on va s’apercevoir que toute cette histoire ne mène absolument à rien sur le plan économique bien au contraire.Et puis le sentiment d’avoir été dupés, manipulés, et bientôt abandonnés par celui en qui ils ont cru (Domota le sauveur) risque d’être bien dur à vivre.Contrairement à ce qu’il tente maladroitement de faire croire, le LKP n’a apporté aucune idée novatrice pour une société meilleure ou plus juste. Il n’y a aucune théorie positive ni aucune pensée constructive dans tout ce qui a été imposé par la force assez bêtement par des gens incompétents et dépassés par les évènements. Il n’a été question que de consommation. Pas une seule idée pour créer des emplois ou aider les gens à créer des entreprises… Ce qui se fait de pire en matière d’idéologie.J’ai expliqué comment à mon sens, le travail de destruction du tissus économique des petites entreprises locales causé par la « grève », lié au futur recul évident des projets d’investissements concurrentiels dans l’ile, faisait le lit d’une augmentation de puissance des grands groupes déjà établis. Un comble !Forcément cela posera des problèmes dans très peu de temps.Et je ne parle pas des failles intercommunautaires ré-ouvertes à loisir.J’ai été long, trop long, mille excuses mais je pense qu’il faut sortir des apostrophes stériles, plus destructrices que positives et commencer à espérer des jours meilleurs et retrouver le sens de l’échange.Personne n’est tout à fait, ni aussi bon ni aussi mauvais, qu’il peut en avoir l’air au premier abord.

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