« Avenir ensemble » satisfait de ses mesures économiques
Quand on gère un territoire éloigné de la Métropole, dont la structure économique reste fragile, et qui exporte peu hormis le nickel, il est important de recycler suffisamment l’argent public pour consolider et lisser l’activité économique, et garantir un lien social minimum. C’est dans ce sens que vont les mesures prises par "Avenir ensemble" depuis 2 ans, comme l’indique
l’article paru dans les Nouvelles Calédoniennes du 31 août 2006 :
L’Avenir ensemble satisfait de ses mesures économiques
C’est tout le contraire du chaos économique annoncé : la Nouvelle-Calédonie va bien, et pas seulement par la grâce du nickel. L’Avenir ensemble s’est félicité, hier, d’avoir su utiliser l’embellie pour des mesures sociales qui, immédiatement réinjectées dans l’économie, ont amplifié le développement du pays.
Au lendemain de la rupture du 9 mai 2004, les « infatigables oiseaux de malheur du RPCR », comme dit Harold Martin, avaient prédit le pire de la gestion de l’Avenir ensemble.
Le modèle économique des nouveaux dirigeants devait « faire le malheur de la Nouvelle-Calédonie et tuer le développement » (Françoise Sagnet), « inciter à l’évasion fiscale et décourager les investisseurs » (Pierre Bretegnier), ou encore « conduire la Nouvelle-Calédonie vers le cap des tempêtes » (Pierre Maresca).
« Ces prévisions catastrophistes ne se sont pas réalisées, bien au contraire », a répliqué, hier, le président de l’Avenir ensemble en faisant le point, chiffres à l’appui, sur la « croissance exceptionnelle » qu’a connue le territoire en 2005.
Amplifier le bleu du ciel
C’est facile quand « le ciel est bleu », ironise aujourd’hui le Rassemblement en faisant référence aux apports financiers sans précédent que la Nouvelle-Calédonie tire de la fiscalité nickel. Sauf que le ciel ne fait pas tout, réplique l’Avenir ensemble. Certes, la conjoncture nickel dope l’économie.
Mais le parti au pouvoir revendique d’avoir « créé un climat de confiance propice au développement », par des mesures économiques ou sociales qui ont favorisé la consommation des ménages, l’investissement des entreprises et la croissance de l’emploi.
Baisse de l’impôt pour les entreprises de taille moyenne, défiscalisation locale dans les secteurs prioritaires, formation professionnelle sans précédent, augmentation du SMG, allocations familiales de solidarité, bourses scolaires, programme d’habitat social et bientôt allocations logement, prêts immobiliers à taux zéro, baisse des droits d’enregistrement et baisse de l’impôt sur le revenu : autant de choix politiques qui, pour l’Avenir ensemble, jouent un rôle amplificateur du développement économique.
« Fondations solides »
La dépense publique, insiste le parti au pouvoir, a aussitôt été réinjectée dans l’économie et a permis de « tirer le maximum de la conjoncture fiscale ». Ce n’est plus « le ciel est bleu » mais « aide-toi et le ciel t’aidera ».
Reste qu’un développement soutenu ne suffit pas à faire un pays serein, concède l’Avenir ensemble. Surchauffe économique, flux migratoires internes non maîtrisés, dossiers chauds des usines, climat social : il reste des problèmes à régler. Mieux vaut tout de même les aborder dans un contexte économique favorable, et que l’Avenir ensemble estime durable. « Ce n’est pas un à-coup, mais une vague de fond qui monte. Les fondations sont solides », a estimé hier Harold Martin.
HL