Les bons chiffres de l’économie calédonienne
Ces informations ont été publiées sur le site des Nouvelles Calédoniennes.
Ces infos peuvent servir comme point de repère, incomplet, sur l’activité économique locale. Incomplète car on ne parle pas de l’inflation, de la dépendance énergétique, des transferts sociaux,… l’analyse de la situation économique, même si elle paraît en bonne santé, ne signifie en rien qu’on se tourne vers un développement durable : elle reflète surtout la hausse de l’activité dans le BTP.
• Mines et métallurgie
Production et exportation de minerai ont diminué en tonnage en 2005, mais sont restées stables en valeur : environ 16 milliards de francs. La production métallurgique a augmenté en volume (59 500 tonnes) et explosé en valeur (78 milliards) malgré le conflit SLN de la fin 2005. De 2003 à 2005, la valeur de nos exportations de nickel métal a progressé de 18 %, et la tendance demeure. Au premier semestre 2006, la production métallurgique a encore progressé (33 500 tonnes à la fin juin), alors que les prix ont atteint des sommets, à plus de 14 $ US la livre.
• Créations d’entreprises
3 527 entreprises ont été créées en 2005, soit une augmentation de 14 % par rapport à 2004, alors que dans le même temps les cessations ont reculé de 5 %. L’année dernière, l’investissement des entreprises, jugé sur les biens d’équipements, les véhicules et les emprunts, a été « favorablement orienté », selon l’IEOM. L’activité reste orientée à la hausse au premier semestre 2006.
• Emploi
L’emploi salarié a augmenté de 4,5 % en 2004 et de 4,9 % en 2005, avec la création de 2 263 emplois nouveaux. L’Isee indique qu’il s’agit d’un « niveau exceptionnel », notamment dans le BTP où l’effectif salarié progresse de 8,9 % en 2004 et de 6,8 % en 2005. Les offres d’emploi étaient toujours en hausse à la fin du 1er semestre 2006.
Parallèlement, la demande d’emploi a sensiblement régressé, de 9,5 % en 2005, ce qui n’était pas arrivé depuis quinze ans. La tendance persiste sur les six premiers mois de cette année. Le chômage devrait repasser sous la barre des 7 500 demandeurs fin 2006, contre 10 500 fin 2002. Soit une baisse de 30 % sur quatre ans.
• Consommation des ménages
Elle s’est traduite en 2005 par des importations alimentaires en progression de 7,5 %, des importations de biens de consommation en augmentation de 4,4%, et les ménages ont sensiblement investi dans l’habitat (+ 11 % de progression de l’encours des crédits immobiliers). Les avoirs des particuliers dans les banques ont augmenté de 11,5 %. L’évolution de la masse monétaire montre que, malgré l’inflation, les particuliers empruntent, consomment et placent de l’argent.
• Commerce extérieur
Les exportations calédoniennes ont atteint le niveau record de 104 milliards en 2005. Pour la deuxième année consécutive, et malgré la hausse de 50 % en valeur de nos achats pétroliers, elles ont couvert 61 % de la valeur des importations (170 milliards). Ce taux de couverture est « sans équivalent » pour une économie insulaire. Il est confirmé au 1er semestre 2006 : 50 milliards d’exportations, 90 milliards d’importations.
• Formation professionnelle
Les deux chiffres sont lourds de sens : 55 % des demandeurs d’emploi n’ont aucune qualification, alors que 80 % des offres concernent des emplois qualifiés. C’est bien de l’emploi qualifié que crée l’économie calédonienne.
« D’où la pertinence du programme sans précédent de formation professionnelle conduit par la Nouvelle-Calédonie », insiste Philippe Gomès.
Il a mobilisé près de trois milliards de crédits en 2005.