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Le CSTNC monte au créneau

Sylvain Nea, leader du Syndicat CSTNC, à l’origine de la grève actuelle à Nouméa, multiplie les revendications dont notamment deux qui portent sur le travail des locaux :

1 – la protection de l’emploi local

D’après les Nouvelles Calédoniennes, "que l’on soit pour ou que l’on soit contre, ce dossier reste un motif de grogne légitime de la part des syndicats. Prévue par l’Accord de Nouméa, la notion de promotion de l’emploi local n’a encore jamais fait l’objet d’une réglementation alors qu’il s’agit bien d’une compétence de la Nouvelle-Calédonie. Il faut dire que le sujet est très sensible et que les revendications syndicales, parfois excessives, n’ont pas aidé à la sérénité des débats. Reste que le gouvernement de la Nouvelle-Calédonie, qui a déjà préparé un texte sur l’emploi local dans la fonction publique, espère, pour le secteur privé, obtenir un consensus entre patronat et syndicats avant août 2007."

A l’heure où d’autres collectivités d’Outre-Mer vont se voir adopter un nouveau statut, avec ou non la mention de la préférence locale à l’emploi, il est instructif de voir que dans la réalité des choses cette compétence est peu utilisée par les autorités locales.

2 – L’emploi des travailleurs philippins de Goro.

La CSTNC réclame le démarrage de la construction de l’usine du Nord, « condition sine qua non à la paix sociale ».
Réponse de Didier Leroux : « Les multinationales achètent des entreprises qui ont des intérêts en Calédonie. Nous n’avons pas de levier pour intervenir là-dessus. En revanche, il faut que le nouvel actionnaire de Falconbridge nous dise ce qu’il compte faire avant la fin de l’année. »

Pour Cap21, la question n’est même pas de revendiquer le départ ou non des Philippins, mais d’arrêter la construction de l’usine tant que l’autorisation de construction n’aura pas été légalement délivrée. Après, il est évident que l’emploi de personnes locales, même pour les travaux peu qualifiés, eut été préférable, ne serait-ce que pour que le projet soit mieux accepté par les tribus avoisinantes.

Mais la raison des multinationales ont leurs raisons que la raison ne saurait comprendre…