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Triste Guyane

Comment, après une semaine de paralysie par des barrages orchestrés par des camionneurs, des automobilistes et des associations de défense des consommateurs qui réclament une baisse des prix des
carburants en sommes-nous arrivés à ce que les partis politiques de Guyane unanimement ( l’UMP-Guyane, le parti socialiste guyanais (PSG), le parti socialiste, les verts, le mouvement de
décolonisation et d’émancipation sociale (MDES) et Walwari (mouvement de la députée Mme Taubira Christiane) demandent l’arbitrage du Président de la République ?


Il faut y voir sans doute une manipulation politique avec pour perspective les élections régionales, affirmant peu à peu des positionnements idéologiques où l’Etat français est perçu comme
l’ennemi du « peuple guyanais », car l’emploi du créole dans les médias par les décideurs politiques s’accentue et l’utilisation de symboles indépendantistes (un pseudo drapeau
guyanais) s’affirment.


Au-delà de ces remarques, c’est aussi constater combien les guyannais semblent avoir oublié que l’ère du pétrole bon marché est définitivement derrière nous. Nous réagissons commes des enfants
gâtés, incapables d’appréhender les réalités de notre environnement. Aujourd’hui nous paralysons l’économie par la mise en place de barrages ; comment réagirons-nous dans un an lorsque de
nouveau le prix du super à la pompe sera de 1,77 euro?
Ce sera alors le temps des barricades, des conflits entre les différentes communautés…

Cette union politique semble porter en elle les germes d’une dislocation du dialogue social, d’une confusion politique inquiétante pour l’expression de la démocratie en Guyane.


Faire appel au Président de la République, c »est une fois de plus manquer à nos obligations en terme de développement des transports en commun ou du covoiturage, missions
qui incombent principalement aux collectivités locales.

 

5 réflexions sur “Triste Guyane

  • Christian

    Merci,Enfin une analyse de la crise que je suis prêt à partager après une semaine douloureuse, avec pour point d’orgue les déclarations des « verts guyane ».Plutôt que de rallier les bannières populistes des partis politiques guyanais, pourquoi ne crient ils pas que le carburant le moins cher est celui que l’on ne consomme pas.

  • mathias

    Je suis absolument sur la même longueur d’onde que vous, ce que je constate avec stupeur, c’est que la classe politque guyanaise de gauche comme droite, sur laquel les créoles ont, semble t il, fait une OPA, parle de peuple guyanais dans chacun de leur propos et utilise le créole.Ont ils oubliés qu’ils ne représente que 30 à 40 % de la population locale.Je me suis rendu sur un barrage un soir pour passer avec mon véhicule et mettre ses gardiens du temple devant l’illégalité de leur action, j’ai été pris à parti par des créoles et seulement eux. C’est la gendarmeire qui est venue me chercher de peur que ma vie soit en danger.Je pense que nous vivons en guyane sur une poudrière, j’ai peur que certains, contrains à des solutions de survie, fassent appel à la violence si l’ETAT ne rétablit pas l’ordre publique.J’ai été outrer par l’émission d’hier sur Téléguyane, ou des présidents se victimisent, comme de pauvre enseignants ne comprenant pas tout, pour finalement maintenir la situation bloquée.Que l’on rétablisse l’ordre publique je vous en conjure.

  • shabyn

    Je suis bien malheureuse de voie des propos raciste caché revenir dans cette crise.Peut être que se st des créoles qui ont pris cette soit disons citoyennes a parie, mais se st eux qui souffrent les plus dans ce pays. Car ils ne touchet de primes et ne vivent pas daon des logements de fonction.Ey si aujourd’hui les créoles et il n’y a pas qu’eux st descendu dans la rue, c’est que vraiment l’état du pays est inquiétant, car personne ne s’en sort 

  • Noly

    Certains commentaires sont franchement nauséabonds! Pour ceux qui sont offusqués par l’usage croissant – perception non fondée – du créole par les hommes politiques s’interrogent sur leur présence en territoire guyanais. La Guyane, ce n’est pas Paris. En Guyane, il y a des Créoles et leur langue, c’est leur créole. N’en déplaise aux racistes qui y voient une régression alors que c’est l’espression d’une identité. Les Créoles Guyanais n’ont jamais rejeté l’Autre, bien au contraire!! Nous, Créoles, avons des leçons à donner au monde, sur notre générosité. Le créole n’est pas seulement parlé par les Créoles Guyanais (pour ne pas dire Noirs, car c’est ce qu’entendent ces ignares, qui ne connaissent rien à notre Histoire et se permettent de nous donner des leçons), il est parlé par les Amerindiens, les Bushinengues, par les Chinois, les Hmongs et même les Blancs désireux de partager. Le créole a été la langue de communication en Guyane et certains voudraient le contester! Après nous avoir inculqué une histoire tronquée sur les bancs de l’école, voilà qu’ils veulent s’attaquer à notre dernier bastion, notre langue. N’en déplaise à tous ces réacs, NOU DOUBOUT. SA KI PA KONTAN, PA RETE ISI-A, NOU PA BIZWIN ZOT! La Guyane se construit et vos enfants, qui ont grandi avec les nôtres, écoutent la même musique, parlent le créole, partagent les mêmes goûts, se sentent Guyanais en dépit de votre mépris affiché pour notre identité. J’estime que c’est la plus magistrale des leçons que l’on pût vous infliger.

  • Franck Dubos

    Bonjour,
    Je tenais à remercier les personnes qui ont apporté leurs contributions à l’article « triste Guyane », et surtout les internautes opposés à la philosophie générale du texte. J’aimerais, au vu des interrogations suscitées par ces commentaires, apporter deux précisions :

    – Le premier point concerne une lecture raciste de mes propos. Je rappelle que la Guyane est composée de différentes communautés qui toutes vivent sous le régime de la république française depuis plusieurs siècles. Le statut de département français laisse une place prépondérante à l’expression des libertés individuelles et collectives dans le respect de notre constitution. Il est donc normal que puissent s’exprimer des oppositions par des manifestations mais que ces revendications s’expriment par l’utilisation de symboles exprimant un rejet de l’Etat français, il me semblait logique de poser le problème.

    – Le deuxième point concerne une certaine forme d’abandon par la classe politique locale des enjeux énergétiques à venir. Si la baisse du pouvoir d’achat est une réalité contre laquelle nous devons nous mobiliser, elle ne doit pas masquer un avenir plus douloureux si des décisions fortes ne sont pas prises maintenant. Vouloir une baisse du prix des carburants est un signal fort pour l’augmentation de la consommation et éviter la mise en place d’une politique cohérente dans l’aménagement du territoire et la mise en place de transports en commun dignes de ce nom. Et la réalité économique risque de nous rattraper brutalement.

    Voilà en quelques mots les précisions que je souhaitais apporter à mon argumentation.

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