Saint-Barthélemy

Achat du terrain où est situé le « Petit jardin de l’île »

Il nous était proposé de donner mandat au président de la collectivité de négocier l’achat d’un terrain à Gustavia, d’une superficie de 172m2, situé près des écoles et sur lequel est aujourd’hui bâtie la maison « La Jeannine », qui accueille l’activité de garde d’enfants du « petit jardin de l’île ».

Dans le document de présentation succint, les seules motivations présentées pour l’achat de ce terrain étaient son prix relativement attractif (680 000 euros) et le fait que la collectivité dispose d’un budget pour de tels achats.
Si je suis d’accord pour que la collectivité se constitue une réserve foncière -et j’en conviens que le terrain est bien situé- le fait qu’un terrain ne soit pas trop cher et qu’on ait des sous pour l’acquérir ne peuvent à mes yeux suffire à prendre une décision d’achat. C’est pourquoi j’ai demandé des précisions sur le projet envisagé par la collectivité sur ce terrain, si on avait des ambitions sur le terrain avoisinant, qui l’englobe ?
On m’a répondu que pour le moment aucun projet spécifique n’est prévu.

Par ailleurs, comme il était mentionné dans le document préparatoire que l’activité d’accueil de jeunes enfants serait provisoirement maintenue, j’ai cherché à savoir ce que signifiait ce mot « provisoire ».
Soyons clairs, je ne suis pas pour le maintien de cette activité spécifiquement à cet endroit, qui d’ailleurs manque un peu d’espace pour cela, ni pour que la collectivité s’engage auprès de l’association actuelle à leur garantir la pérennité de leur activité, ni de leur proposer de les « reloger » à un autre endroit.
Toutefois, compte-tenu du contexte de pénurie des modes de garde pour les enfants de 0 à 3 ans, ainsi que pour les périscolaires, tout le monde est bien content qu’une telle structure existe aujourd’hui pour assurer ce service.

Comme le débat concernait, via l’achat du terrain, la perennité de ce mode de garde à cet endroit, je suis intervenu pour rappeler la difficulté aujourd’hui des parents à trouver une solution de garde, la nécessité de faire quelquechose pour la petite enfance et le faire si ce n’est par intérêt général et par conviction, au moins le faire parce que le droit opposable à la garde d’enfant sera opposable d’ici 2012, soit très rapidement.

Vous pouvez trouver ici la retranscription de mon intervention en séance sur ce point :
http://ensemblepoursaintbarth.over-blog.fr/article-19864171.html

A cela, il m’a été répondu :

– Bruno Magras : « quand je serai de nouveau papa, je prendrai contact avec vous pour que vous me conseilliez pour trouver une nounou » ; ainsi que « Comment a fait ma belle-mère pour élever ses 10 enfants sans nounou ? » . Il a enfin rappelé que l’on prévoyait passer de 3 à 5 le nombre maximal d’enfants autorisés par assistante maternelle, ce qui résoudrait le problème.

– Michel Magras a rappelé les grands principes de gestion de ces structures au niveau du département, en en profitant au passage pour me déclarer incompétent pour parler de ces sujets.
Il a mentionné que je profitais du sujet pour faire une déclaration « cavalière », c’est-à-dire une déclaration qui n’a rien à voir avec la question posée initialement. Il a expliqué que cette pratique est courante au conseil général de Guadeloupe, à la seule fin de susciter des questions des journalistes à la sortie.

– Nicole Gréaux a précisé que le transfert des compétences n’avait pas encore eu lieu avec le département. Et qu’en aucun cas il ne fallait dire qu’elle ne travaillait pas sur cette question.