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Le voile se lève sur le PEDMA

La commission de révision du PEDMA de la Guadeloupe était réunie hier et a adopté un plan d’élimination des déchets ménagers et assimilés qui s’articule autour de deux axes :
– le traitement biologique des déchets, surtout demandé par les collectivités locales.
– la mise en place d’un incinérateur, pour un coût de 210 M€, surtout souhaitée par l’Etat et le Syctom.

Il est amusant de constater l’ambiguïté de ces choix, et ce dès la signature du PEDMA. En effet, traitement biologique des déchets et incinération sont difficilement compatibles, voire pas du tout. Cela augure mal de la réalisation concrète du PEDMA dans les années à venir.

Evidement, il va de soi que Cap21 est opposé à la création d’un incinérateur et que l’on privilégie la solution de tri-recyclage des déchets, seul comportement responsable et durable.

Par ailleurs, l’attitude de Ferdy Louisy est surprenante, qui, dans France-Antilles, évoque trois CSDU dans le PEDMA, pour contrecarrer les propos des opposants à la création d’un seul CSDU à Ste-Rose (argument invoqué également par cap21 dans le cadre de l’enquête publique sur Ste-Rose). Or, pour le moment les journaux et medias ne parlent que de trois lieux en effet, mais qui ne sont pas tous des CSDU :
– le CSDU de Sainte-Rose
– la décharge de Baillif, qui deviendrait un centre de tri et de stockage.
– la décharge de la Gabarre, qui devra être réhabilitée. Mais on n’évoque en rien la poursuite de son activité de décharge contrôlée.

Qui peut aujourd’hui garantir que Ste-Rose ne sera pas, des années durant, le seul point de réception des déchets ménagers ?
Qui peut garantir que les communes mettront en place rapidement des filières de tri et de recyclage, seul moyen, politique, de faire achopper le projet d’incinération ?

C’est à nous aussi, citoyens de cette île, de mesurer les enjeux de chacune des solutions, et de demander à nos élus de s’engager à faire les bons choix, non pas demain, mais dès aujourd’hui. D’ailleurs, il est un fait que les questions environnementales, et plus particulièrement celle de la gestion des déchets, seront au coeur des enjeux des municipales de 2008. C’est le moment d’être vigilant, non seulement sur les propositions des uns et des autres, mais aussi sur leurs actes.