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Avis positif du Parc National sur le projet de Valorgabar

Avec quelques réserves techniques, le comité scienifique du Parc National de Guadeloupe a rendu à l’unanimité un avis favorable sur le projet Valorgabar, de valorisation des déchets sur
le site de la Gabarre. Ce projet comprendra notamment une usine de valorisation énergétique (UVE), autrement dit un incinérateur.

Cap21 s’était déjà prononcé contre la création d’un tel incinérateur, non pas seulement en raison de l’émission de dioxines (problème pris en compte dans les incinérateurs récents) mais aussi
pour des raisons économiques.

 

Selon nous, le risque est grand en effet que les responsables de la gestion des déchets envoient à l’incinération des déchets non valorisés préalablement. La quantité de résidus produits pour
chaque tonne incinérée (200-250 kg de mâchefers et 50 kg de REFIOM) est comparable à ce qu’il reste après tri et valorisation. Sans compter que les 50kg de REFIOM, qui doivent être stockés
dans des centres d’enfouissement de catégorie 1, sont envoyés en Métropole pour stockage ultime (par ex dans des mines de sel).

Or quand on voit le degré de tri des déchets qui sont apportés au CSDU de Sainte-Rose, qui devait initialement accueillir des déchets ultimes (et qui risque donc d’arriver à saturation plus tôt
que prévu) on peut se demander si la valorisation préalable des déchets qui seront apportés à l’incinération sera réellement effectuée.
 

Incinération ou pas, il y a urgence à diminuer notre production de déchets et à développer des filières de valorisation de proximité, la meilleure solution pour notre environnement et pour la
création d’emplois.

Pour en savoir plus, je vous invite à parcourir les différents billets que nous avons rédigés sur les déchets :
http://cap21-antilles.over-blog.com/categorie-24119.html

2 réflexions sur “Avis positif du Parc National sur le projet de Valorgabar

  • Béatrice Ibéné

    Non pas tout a fait ! Avis favorable du Conseil d’Administration du Parc National avec des préconisations fortes . Le CA a suivi l’avis favorable du Conseil
    Scientifique et renforcé les prescriptions de ce conseil scientifique.

    La Guadeloupe ne peut se payer le luxe de se passer d’une partie d’incinération de ses ordures ménagères, nous souhaitons qu’elle soit la plus faible possible. Mais dans le contexte actuel
    guadeloupéen on ne peut s’en passer en partie. La Martinique qui a un incinérateur depuis plusieurs années n’a pas pour autant ralenti le dvpt des filières de tri et valorisation, au contraire.

    A force d’attendre on en est là : une décharge épouvantable qui a contaminé pour des centaines d’années les sols (mangroves) et l’eau (nappes phréatiques, rivière salée,..) en métaux lourds , HAP
    et autres toxiques bioaccumulables dans les chaînes alimentaires et émis des quantités très importantes de dioxine pendant les incendies « spontanés »…

  • Suis d’accord avec toi Béatrice à force d’attendre on en est là. Mais qu’on fait nos élus depuis 20 ans ?
    Et j’espère vivement comme toi qu’un incinérateur ne ralentira pas les autres filières… C’est par ex le cas à St Barthélemy où ce n’est que maintenant qu’on songe à développer une plate forme de
    compostage des déchets verts, qui sont aujourd’hui… incinérés !!

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