Le récif corallien des Fidji santuarisé
Les chefs coutumiers du Grand Récif de Fidji ont établi les premières d’une série d’aires marines protégées qui formeront un des plus grands réseaux du monde de sanctuaires marins. Les chefs de la province de Macuata ont annoncé jeudi 3 novembre la création de cinq secteurs protégés qui incluent des zones sous tabou permanent où aucune pêche ou récolte d’autres ressources marines ne seront autorisées.
Pendant ce temps, en Nouvelle-Calédonie :
– Les autorités françaises s’opposent à la participation du Sénat coutumier au Comité de pilotage du dossier d’inscription de nos récifs coralliens au patrimoine mondial de l’UNESCO.
– Le ministère de l’Outremer français a refusé d’inclure les peuples autochtones (de la République française) dans les discussions et négociations relatives à la protection de la biodiversité (article 8j), ABS (partage juste et équitable des bénéfices résultant de l’utilisation des ressources génétiques), etc… ce malgré l’Accord de Nouméa reconnaissant le peuple kanak.
Les autorités françaises auraient-elles décidé de dénoncer cet accord ? Ou considèrent-elles que le peuple kanak a tout perdu des connaissances accumulées et des pratiques des peuples autochtones qui ont protégé et amélioré la biodiversité au cours des générations ?
Heureusement que Fidji et les autres États du Pacifique ont su préserver ces savoirs faire et faire reconnaître leurs valeurs pour le bénéfice de toute l’humanité.