Coraux

L’économie au secours des coraux et des mangroves

La valeur économique et la fonction de maintien de la vie des récifs coralliens et des mangroves sont mises en relief dans un nouveau rapport du programme des Nations Unies pour l’environnement (PNUE).
Ces éléments naturels promeuvent le tourisme, refoulent l’érosion côtière (ils absorbent 90 pour cent de la force d’impact des vagues) et servent de pépinières aux poissons, y compris ceux qui font l’objet d’un commerce (pour aquarium).
Il y est également souligné que les conserver représente un petit prix à payer comparer aux coûts associés à leur destruction et à la substitution de leur rôle par des structures humaines.

L’étude montre à quel point les récifs coralliens et les mangroves sont en voie de disparition rapide.
Près d’un tiers des coraux ont déjà disparu et on estime une perte de 60 pour cent d’ici 2030. Plus d’un tiers des zones de mangroves ont été détruites et leur taux de perte est supérieur à celui des forêts tropicales.
Or la nature, dans laquelle les mangroves et coraux jouent un rôle majeur, génère des revenus et des modes de substances pour des millions, voir des milliards de personnes.

Avec M. Toepfer, directeur du PNUE, nous ne pouvons qu’espérer que « les réalités financières contenues dans cette étude transformeront radicalement l’attitude et le comportement des gouvernements, de l’industrie, des autorités locales et des individus, de sorte qu’ils apprécient davantage et conservent mieux ce capital naturel ; afin qu’ils réfléchissent à deux fois à la pollution, aux changements climatiques, au développement peu raisonable et à d’autres pratiques préjudiciables qui minent rapidement la base économique de tant de communautés côtières à travers le monde » 

Pour la zone caraïbe, les revenus de la pêche en milieu corallien sont estimés à 310 millions de $ par an. C’est dire l’importance économique de l’état du milieu sur ce secteur d’activité. Préserver des récifs coralliens et des mangroves de qualité sont donc indispensables pour le maintien de ce secteur d’activité, d’autant plus crucial qu’il génère de l’emploi local, une alimentation avec peu de frais de transport, donc peu génératrice de gaz à effet de serre et enfin qu’il constitue un aspect majeur des patrimoines culturels caribéens. En quelque sorte, la pêche de proximité est l’exemple même d’une activité qui s’inscrit dans le développement durable.

Pour plus d’informations, nous vous invitons à consulter l’ensemble du rapport du PNUE.