La banane antillaise indûment concurrencée
Une large coalition de 70 syndicats et ONG accuse la multinationale Dole, importatrice de bananes, de ne pas respecter les droits humains dans les plantations d’Amérique latine. La campagne dénonce notamment l’exploitation des enfants et les conditions sanitaires déplorables subies par les employés. La multinationale affirme de son côté avoir recours à des standards sociaux et environnementaux "élevés", reposant sur plusieurs certifications officielles. "Un écran de fumée," selon l’enquête menée par les ONG.
Utilisation de pesticides nocifs interdits aux Etats-Unis et en Europe, pollutions de l’environnement, mise en danger de la santé de ses employés, qui développent cancers et stérilité, interdiction donnée à ses salariés de se syndiquer, de s’associer ou de négocier collectivement, travail d’enfants,… ces rapports confirment des conditions de travail respectueuses ni des hommes ni de l’environnement.
Difficile pour les producteurs européens de pouvoir s’aligner face à de tels concurrents, qui se basent sur des règles du jeu faussées.
Pour un développement agricole durable, des productions de bananes respectueuses des hommes et de l’environnement, les producteurs ont des efforts à faire pour adapter leurs produits et leur commercialisation, mais nous, citoyens et consommateurs, surtout pour une production non transformée telle que la banane, nous avons les moyens d’éviter ce type de comportements et de les sanctionner via notre consommation.
Nous sommes donc plus que directement responsables de cet état de fait.
Alors un geste simple : privilégions les bananes des Antilles, des Canaries ou des pays ACP , et boudons les Dole, Del Monte et autres Chiquita.