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Charte entre l’Etat, la distribution et les producteurs Guadeloupéens

Dans le cadre de
la démarche initiée par Mme Michèle ALLIOT-MARIE, Ministre de l’intérieur, de l’outre-mer et des collectivités territoriales qui a réuni à Paris, en janvier 2008, les représentants des principaux
groupes de la grande distribution présents outre-mer, une charte à été signée le 17 juillet 2008 en préfecture entre l’Etat, les représentants de la grande distribution, les représentants des
producteurs de Guadeloupe, afin de participer activement à l’amélioration du pouvoir d’achat dans le département, favoriser la distribution de produits de qualité et renforcer la présence des
productions et des produits locaux dans le circuit de la grande distribution.

En faveur du pouvoir d’achat, les groupes de grande distribution ont pris l’engagement de renforcer la place des produits de marques de distributeurs et de premier prix, de telle manière qu’ils
atteignent 30% de part de marché d’ici 2010.
Par ailleurs, diversifier la gamme de produits offerts devra passer par la vente de davantage de produits locaux de qualité, puisqu’il a été admis que ceux-ci sont sous-représentés en rayon. Ainsi,
les producteurs de Guadeloupe pourront écouler leurs marchandises de manière régulière dans des conditions de prix et de commercialisation satisfaisantes.

Cet engagement va dans le bon sens dans la mesure où il inscrit noir sur blanc la volonté des uns et des autres d’aller vers une meilleure valorisation de la production locale. Cependant,
la contrainte de 30% de marques distributeurs n’en est pas une, les grandes surfaces ayant tout intérêt à commercialiser déjà ce type de produits, sur lesquelles elles margent davantage, et qui
sont en mmoyenne plus abordables. La substitution des marques blanches aux marques de producteurs est donc une tendance lourde.
L’autre engagement, celui de mettre en avant les producteurs locaux, me parait beaucoup plus flou. Sera-t-il réellement effectif ? Tout l’enjeu de cette charte est bien là, et c’est en développant
cette production de substitution aux importations que l’on en sortira demain.