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Dean plus actif que jamais

Cyclone Dean

Le cyclone Dean après avoir traversé la Martinique en force 2 vendredi, continue sa route à travers le bassin caribéen en direction de la presqu’ile du Yucatan, déjà touchée en 2005 par un cyclone de force 4, où il devrait évoluer en un cyclone de force 5. En effet, sa vitesse se ralentit, ce qui lui donne plus de temps pour se "nourrir" des eaux chaudes du bassin pour gagner en puissance.

Lors de son passage sur la Martinique, Dean a dévasté la quasi-totalité des productions de bananes et de canne de la Martinique et de la Guadeloupe. Et cela dans un contexte de sortie de crise déjà difficile pour ces secteurs agricoles traditionnels, et employant une grande partie de la population (environ 15000 emplois).
Certes la Métropole a garanti une aide auprès des professionnels du secteur, mais cela n’empêche pas que pendant les mois qui viennent aucune banane des Antilles ne pourra atterrir sur les étals des marchés européens, donnant vraisemblablement un coup de frein à la politique de reconquête de ces marchés par la banane des antilles.

Le passage de ce cyclone, le premier depuis une trentaine d’années en Martinique, est peut-être le signal que la région reste toujours sujette aux phénomènes cycloniques, et le sera de plus en plus dans les années à venir. Le réchauffement climatique et le fait que Grenade ait été touchée elle-aussi il y a deux ans vont dans ce sens.
Aussi, le risque que de tels dégâts se reproduisent dans les années qui viennent n’est pas nul. Le passage de Dean devrait donc nous donner à réfléchir sur les évolutions à apporter à l’agriculture locale pour qu’elle soit moins sensible à ces phénomènes majeurs : diversification et cultures vivrières sont très probablement parmi les solutions à explorer davantage.