Non classé

Echec de la classe politique guadeloupéenne ?

La classe politique guadeloupéenne est de plus en plus désavouée par l’opinion.

Selon un sondage effectué par Qualistat *, 62% des Guadeloupéens ne font pas confiance à leurs élus, contre 57% en mars dernier.
Si ce dernier chiffre n’était déjà pas flatteur, on atteint désormais un taux record. Cela semble indiquer que la politique n’apparaît plus – en Guadeloupe plus qu’ailleurs – comme un moyen de redonner confiance à l’avenir. Victorin Lurel, à la tête de la région après 14 ans de pouvoir de Lucette Michaux-Chevry, est confronté à la réalité et n’apparaît plus désormais comme une solution pour porter l’avenir de la Guadeloupe. C’est d’ailleurs lui qui affiche la plus forte chute de son taux de satisfaction, passant de 51% en mars à 41% seulement en décembre.
Ces résultats sont d’autant plus dommageables que le sondage a eu lieu après le Vème Congrès des élus de Guadeloupe, qui semblait afficher un consensus et une volonté politique forte pour s’attaquer aux problèmes de la Guadeloupe . 

Tout semble indiquer que les Guadeloupéens sont désormais dans l’attente d’un véritable projet politique pour les années à venir, projet qu’aucun élu actuel ne semble incarner. Ce constat renforce notre point de vue selon lequel Cap21 doit apporter sa pierre à l’édifice et aider à redonner confiance en la politique.

Plus en détail, les niveaux de confiance atteints par les différents élus sont les suivants :
– Jacques Gillot : 47%  (taux de notoriété : 6%)
– Victorin Lurel : 41% (notoriété : 35%)
– Gabrielle Louis-Carabin : 43%. D’après son interview sur RFO, sa progression depuis les 34% de mars sont traduisent le bien-fondé de sa politique de vérité et son travail de terrain au quotidien.
– Lucette Michaux-Chevry : 39% (notoriété : 26%)
Quant à l’action du Président de la Région, elle est appréciée par 42% des sondés, et à 52% pour celle du département.

* : sondage effectué en décembre 2005 auprès de 402 personnes.
Si les sondages portent sur un nombre de personnes limités, les résultats en demeurent pour autant statistiquement valides.