Cyclones : du changement ?
Le cyclone Katrina qui s’abat sur la région de la Nouvelle-Orléans, même s’il passe en intensité 4, montre l’ampleur des dégâts potentiels de tels phénomènes cycloniques, matériels et surtout humains.
Dès lors, on peut se demander si le réchauffement climatique aura un impact sur le nombre ou l’intensité de cyclones. A priori, comme un cyclone se "nourrit" d’eaux chaudes, plus le réchauffement climatique accroît la température de l’eau, plus les risques sont élevés. Endehors des phénomènes cycloniques, l’évaporation est accrue au-dessus des mers ce qui ne fait que renforcer la fréquence d’ondes tropicales mineures. En gros, plus on alimente la machine énergétique, plus il faut la réguler, ce qui passe par des précipitations accrues et des phénomènes cycloniques plus fréquents ou/et plus importants.
Constate-t-on pour autant une augmentation du risque en Caraïbe ?
Les statistiques ne sont fiables que depuis 1966, ce qui laisse un recul relativement faible. Sur les antilles françaises, le risque de voir un phénomène cyclonique est de l’ordre d’un tous les quatre ans. Mais plus on monte vers le Nord, plus les cyclones ont des chances d’être violents. Le risque d’un ouragan est ainsi d’un tous les 13 ans en Martinique et d’un tous les 6 ans à Saint-Barthélemy !
Même si la durée ne nous permet pas d’avoir le recul nécessaire à la certitude statistique, il est néanmoins important de se préparer à une fréquence accrue de tels phénomènes, et aussi d’agir fortement pour limiter nos émissions de gaz à effet de serre.