{"id":777,"date":"2007-03-30T00:00:00","date_gmt":"1969-12-31T21:59:59","guid":{"rendered":"http:\/\/cap21-antilles.over-blog.com\/article-6221579-6.html"},"modified":"2007-03-30T00:00:00","modified_gmt":"1969-12-31T21:59:59","slug":"bertrandricherdeforgesalertesurlerisquedextinctiondesespeces","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.benoitchauvin.fr\/wordpress\/bertrandricherdeforgesalertesurlerisquedextinctiondesespeces\/","title":{"rendered":"Bertrand RICHER DE FORGES alerte sur le risque d&rsquo;extinction des esp\u00e8ces"},"content":{"rendered":"<p>Cap21 Outre-Mer soutient Bertrand RICHER DE FORGES&nbsp;dans sa d&eacute;marche d&rsquo;alerte de la population concernant le risque d&rsquo;extinction de nombreuses esp&egrave;ces end&eacute;miques de par l&rsquo;extension des activit&eacute;s mini&egrave;res.<\/p>\n<p>Nous reproduisons ci-dessous la lettre ouverte adress&eacute;e par Bertrand RICHER DE FORGES, responsable de recherche &agrave; l&rsquo;IRD de Noum&eacute;a, au directeur de l&rsquo;IRD de Noum&eacute;a et esp&eacute;rons que vous serez nombreux &agrave; relayer l&rsquo;information autour de vous. Il y a urgence pour la pr&eacute;servation de la biodiversit&eacute; mondiale &agrave; ne pas accepter l&rsquo;extinction des esp&egrave;ces end&eacute;miques aux terrains lat&eacute;ritiques de Nouvelle-Cal&eacute;donie.<\/p>\n<div align=\"center\"><strong>Lettre ouverte au Directeur du Centre IRD de Noum&eacute;a <\/strong><\/div>\n<p>Monsieur le Directeur, <\/p>\n<p>Au cours de plusieurs r&eacute;unions publiques, j&rsquo;ai attir&eacute; votre attention, et celle du public, sur un grave probl&egrave;me &eacute;cologique qui se d&eacute;roule sous nos yeux en Nouvelle-Cal&eacute;donie. je vous exprime de nouveau mes arguments par &eacute;crit, et j&rsquo;esp&egrave;re que vous me r&eacute;pondrez de m&ecirc;me. <\/p>\n<p>Le principal probl&egrave;me d&rsquo;environnement qui se pr&eacute;sente en Nouvelle-Cal&eacute;donie est le &laquo; risque d&rsquo;extinction des esp&egrave;ces &raquo;. C&rsquo;est cela que les scientifiques devraient &eacute;tudier en priorit&eacute; pour pouvoir en informer les d&eacute;cideurs et les op&eacute;rateurs miniers, afin qu&rsquo;ils puissent juger en connaissance de causes et faire le choix dramatique et ultime : extinction ou conservation ! <\/p>\n<p><strong>Pr&eacute;ambule : <br \/><\/strong><br \/>La Nouvelle-Cal&eacute;donie est constitu&eacute;e en grande partie de terrains lat&eacute;ritiques riches en m&eacute;taux. Ces sols tr&egrave;s particuliers ont permis l&rsquo;apparition au cours de l&rsquo;&eacute;volution d&rsquo;esp&egrave;ces extraordinaires de plantes et d&rsquo;animaux et l&rsquo;&icirc;le poss&egrave;de une biodiversit&eacute; exceptionnelle reconnue au niveau international, avec une tr&egrave;s forte richesse sp&eacute;cifique et la pr&eacute;sence de nombreux groupes reliques, t&eacute;moins d&rsquo;une histoire &eacute;volutive et patrimoine de l&rsquo;humanit&eacute;. Une abondante litt&eacute;rature scientifique le d&eacute;montre clairement. Dans cette petite &icirc;le, riche en m&eacute;taux une vaste exploitation mini&egrave;re a, d&egrave;s la fin du 19&egrave;me si&egrave;cle, par ses prospections et ses exploitations &laquo; sauvages &raquo;, litt&eacute;ralement ravag&eacute; les paysages et la biodiversit&eacute;. Les millions de m3 de rejets st&eacute;riles ont &eacute;t&eacute; tout simplement repouss&eacute;s dans les pentes o&ugrave; ils ont propag&eacute; la destruction de la biodiversit&eacute; bien au-del&agrave; des p&eacute;rim&egrave;tres miniers proprement dits. La tendance internationale &eacute;tait alors de faire dans les colonies ce que l&rsquo;on aurait jamais permis en Europe. Avec seulement quelques d&eacute;cennies de retard, la Nouvelle-Cal&eacute;donie commen&ccedil;a &agrave; r&eacute;glementer un peu l&rsquo;exploitation des ressources mini&egrave;res et foresti&egrave;res dans le dernier quart du 20&egrave;me si&egrave;cle&hellip;Il &eacute;tait d&eacute;j&agrave; bien tard et la biodiversit&eacute; avait consid&eacute;rablement r&eacute;gress&eacute;.L&rsquo;originalit&eacute; de la Nouvelle-Cal&eacute;donie sur le plan biologique est apparue d&eacute;s les premi&egrave;res &eacute;tudes. Il y avait l&agrave; des milliers d&rsquo;esp&egrave;ces de plantes end&eacute;miques &agrave; pr&egrave;s de 90%. Imaginez une for&ecirc;t de Nouvelle-Cal&eacute;donie, fermez les yeux et attrapez une plante au hasard&hellip;vous avez 9 chances sur 10 qu&rsquo;elle n&rsquo;existe pas ailleurs dans le monde ! A ces v&eacute;g&eacute;tations originales et riches sont associ&eacute;es des cort&egrave;ges de milliers d&rsquo;esp&egrave;ces d&rsquo;invert&eacute;br&eacute;s, encore peu &eacute;tudi&eacute;s, mais tout aussi end&eacute;miques. Les vert&eacute;br&eacute;s sont moins nombreux et plus discrets, mais beaucoup ont une importance &eacute;volutive consid&eacute;rable. Leur isolement et des contraintes environnementales peu communes ont conduit &agrave; des radiations sp&eacute;cifiques originales : comme aux &icirc;les Galapagos, ce sont les &laquo; reptiles &raquo; qui dominent avec 85 esp&egrave;ces de l&eacute;zards dont 83,5% sont end&eacute;miques &agrave; la Nouvelle-Cal&eacute;donie. <\/p>\n<p><strong>Le micro-end&eacute;misme :<\/strong><\/p>\n<p>On dit d&rsquo;une esp&egrave;ce qu&rsquo;elle est end&eacute;mique lorsque la r&eacute;partition des individus est limit&eacute;e &agrave; une seule r&eacute;gion du monde. Les &icirc;les oc&eacute;aniques sont tr&egrave;s propices &agrave; l&rsquo;apparition d&rsquo;esp&egrave;ces end&eacute;miques puisqu&rsquo;elles sont fortement d&eacute;limit&eacute;es. Sch&eacute;matiquement, plus une &icirc;le est ancienne, petite et isol&eacute;e et plus le taux d&rsquo;end&eacute;misme sera &eacute;lev&eacute;. Mais le ph&eacute;nom&egrave;ne d&rsquo;end&eacute;misme ne se limite pas aux &icirc;les vraies. Une montagne pr&eacute;sente des caract&eacute;ristiques environnementales qui en font une &icirc;le au milieu des zones plus basses. La diversit&eacute; g&eacute;omorphologique induit ainsi une diversit&eacute; d&rsquo;habitats qui vont constituer &eacute;galement des &icirc;les et donc des foyers d&rsquo;end&eacute;misme. Ces notions d&rsquo;&eacute;cologie sont bien comprises et bien &eacute;tay&eacute;es depuis la parution, en 1967, du livre fondateur de R. H. Mac Arthur et E. O. Wilson, &laquo; The Theory of Island Biogeography &raquo;, dont la Nouvelle-Cal&eacute;donie a &eacute;t&eacute; une des sources d&rsquo;inspiration. <\/p>\n<p>Cette &icirc;le ancienne, relativement grande, avec des caract&eacute;ristiques g&eacute;omorphologiques uniques au monde a, non seulement permis l&rsquo;apparition d&rsquo;une forte richesse sp&eacute;cifique &agrave; tr&egrave;s fort taux d&rsquo;end&eacute;misme (l&rsquo;un des plus &eacute;lev&eacute;s au monde), mais aussi d&rsquo;une grande diversit&eacute; d&rsquo;habitats formant autant de foyers de micro-end&eacute;misme. Les terrains lat&eacute;ritiques, pr&eacute;sentant des sols aux particularit&eacute;s physico-chimiques extr&ecirc;mes, ont s&eacute;lectionn&eacute; une flore et une faune tr&egrave;s sp&eacute;cialis&eacute;es et presque totalement end&eacute;miques (89% des plantes des maquis miniers). Beaucoup de ces esp&egrave;ces des terrains lat&eacute;ritiques ne sont connues que de quelques sp&eacute;cimens et leurs aires de r&eacute;partitions se limitent &agrave; quelques km2 et parfois bien moins. Laisser d&eacute;velopper dans ces zones des projets miniers g&eacute;ants avec des concessions d&rsquo;exploitation de plusieurs dizaines de km2 est pour le moins risqu&eacute;. Cela signifie que les personnes qui ont pris ces d&eacute;cisions &eacute;taient, soient tr&egrave;s mal inform&eacute;es, soient qu&rsquo;elles ont consid&eacute;r&eacute; comme n&eacute;gligeable la disparition programm&eacute;e de ces esp&egrave;ces. Dans les deux cas, les scientifiques de l&rsquo;ORSTOM puis de l&rsquo;IRD auraient d&ucirc; intervenir pour mieux les conseiller. Ils ont d&rsquo;ailleurs souvent &eacute;crit d&rsquo;excellents articles, dont l&rsquo;impact n&rsquo;a toutefois pas d&eacute;pass&eacute; le cercle de quelques &eacute;cologistes initi&eacute;s (Jaffr&eacute;, 2003). <\/p>\n<p>Les superficies exploit&eacute;es par les mines pass&eacute;es, actuelles et futures : <br \/>Bien qu&rsquo;il soit tout &agrave; fait &eacute;vident et incontestable que les d&eacute;veloppements miniers ont &eacute;t&eacute;, et sont encore les principales causes de perturbations majeures de l&rsquo;environnement, personne ne fait d&rsquo;&eacute;tude s&eacute;rieuse &agrave; ce sujet en Nouvelle-Cal&eacute;donie. Il y a une sorte de consensus entre les mineurs, les pouvoirs publics et les organismes de recherche pour ne pas mettre en &eacute;vidence cette &laquo; v&eacute;rit&eacute; qui d&eacute;range &raquo; ! Il semble ainsi qu&rsquo;il n&rsquo;existe aucun document cartographique disponible pour &eacute;valuer les superficies mini&egrave;res pass&eacute;es, pr&eacute;sentes et futures ? Les prospections mini&egrave;res se sont faites tous azimuts, laissant des cicatrices profondes et durables. Ces p&eacute;n&eacute;trations humaines dans une v&eacute;g&eacute;tation primaire end&eacute;mique ont &eacute;t&eacute; catastrophiques pour la biodiversit&eacute; et de nombreux d&eacute;parts de feux sont encore une cons&eacute;quence indirecte de ces prospections mini&egrave;res. Ces deux perturbations majeures &agrave; l&rsquo;environnement sont donc &eacute;troitement corr&eacute;l&amp;<br \/>\neacute;es. <\/p>\n<p>Une v&eacute;ritable &eacute;tude objective, men&eacute;e par des g&eacute;ographes associ&eacute;s &agrave; des g&eacute;ologues et des naturalistes permettrait d&rsquo;obtenir un &eacute;tat des lieux et de mieux g&eacute;rer les lambeaux de couvert v&eacute;g&eacute;tal qui ont subsist&eacute;. <\/p>\n<p><strong>Les risques d&rsquo;extinction d&rsquo;esp&egrave;ces :<\/strong> <\/p>\n<p>Les botanistes qui ont &eacute;tudi&eacute; la flore de Nouvelle-Cal&eacute;donie soulignent sa richesse sp&eacute;cifique et son end&eacute;misme extraordinaire (Jaffr&eacute; et al., 2004). Pour n&rsquo;en citer que quelques unes : la c&eacute;l&egrave;bre Amborella, la plus archa&iuml;que de toutes les plantes &agrave; fleurs, est encore abondante dans des zones tr&egrave;s restreintes du centre de l&rsquo;&icirc;le ; 7% des esp&egrave;ces de conif&egrave;res de la plan&egrave;te, dont la seule esp&egrave;ce parasite du monde (Parasitaxus ustus) ; le bois-bouchon (Decussocarpus minor)&hellip;<\/p>\n<p>Beaucoup de ces esp&egrave;ces ne sont connues que de quelques sp&eacute;cimens et leurs aires de r&eacute;partition sont minuscules. Si l&rsquo;on pouvait appliquer en Nouvelle-Cal&eacute;donie les crit&egrave;res de l&rsquo;IUCN, l&rsquo;ensemble de la flore (plus de 2200 esp&egrave;ces) et de la faune end&eacute;mique devrait figurer sur la liste rouge des esp&egrave;ces menac&eacute;es, au seul titre de leurs r&eacute;partitions restreintes. <\/p>\n<p>Parmi les menaces sur la biodiversit&eacute;, les plus importantes sont, par ordre d&eacute;croissant, la mine, le feu et les esp&egrave;ces introduites. Ces derni&egrave;res ont eu droit en 2006 &agrave; une commission d&rsquo;experts pour en &eacute;valuer le nombre, les effets destructeurs et essayer de pr&eacute;voir l&rsquo;&eacute;volution des &eacute;cosyst&egrave;mes d&eacute;j&agrave; &laquo; infest&eacute;s &raquo; (Beauvais et al., 2007). Ces experts ont d&rsquo;ailleurs bien mis en &eacute;vidence l&rsquo;augmentation probable des introductions d&rsquo;esp&egrave;ces li&eacute;es directement aux nouveaux d&eacute;veloppement miniers (par exemple transport&eacute;es avec le charbon pour la centrale thermique du sud ou avec le calcaire import&eacute; pour neutraliser les boues acides du proc&eacute;d&eacute; d&rsquo;extraction des m&eacute;taux par lixiviation). Il existe d&eacute;j&agrave; en Nouvelle-Cal&eacute;donie 1600 esp&egrave;ces de plantes introduites, dont certaines sont des pestes envahissantes. Sur les terrains lat&eacute;ritiques 250 esp&egrave;ces de plantes au moins, strictement inf&eacute;od&eacute;es &agrave; ces terrains, sont gravement menac&eacute;es d&rsquo;extinction du fait des activit&eacute;s mini&egrave;res (Jaffr&eacute;, 2003). 2137 esp&egrave;ces de plantes sont actuellement recens&eacute;es des maquis miniers et des for&ecirc;ts sur roches ultramafiques, soit 65 % de la flore de Nouvelle-Cal&eacute;donie. 81.4% de ces esp&egrave;ces sont end&eacute;miques en Nouvelle-Cal&eacute;donie et 47.2% le sont &agrave; ce type de sols, parmi lesquelles 27 esp&egrave;ces de conif&egrave;res. Sur les 104 genres de plantes end&eacute;miques de Nouvelle-Cal&eacute;donie, 37 genres le sont des terrains lat&eacute;ritiques. On sait par ailleurs, que chaque esp&egrave;ce de plante abrite plusieurs esp&egrave;ces d&rsquo;insectes et certainement plusieurs autres groupes zoologiques qui lui sont strictement associ&eacute;s. Il est donc pr&eacute;visible que la disparition du couvert v&eacute;g&eacute;tal entra&icirc;ne l&rsquo;extinction de plusieurs centaines d&rsquo;esp&egrave;ces end&eacute;miques. <\/p>\n<p><strong>De la responsabilit&eacute; des scientifiques :<\/strong> <\/p>\n<p>Le r&ocirc;le d&rsquo;un scientifique est de faire partager son savoir &agrave; la soci&eacute;t&eacute; qui finance ses recherches et d&rsquo;attirer l&rsquo;attention sur l&rsquo;&eacute;volution probable de l&rsquo;environnement et sur les risques encourus. Les scientifiques et en particulier les botanistes, les entomologistes, les malacologues et les herp&eacute;tologues poss&egrave;dent des donn&eacute;es tr&egrave;s claires au sujet de la richesse sp&eacute;cifique et des aires de r&eacute;partition des esp&egrave;ces. Toutes ces donn&eacute;es montrent que de nombreuses esp&egrave;ces ont de toutes petites aires de r&eacute;partitions associ&eacute;es &agrave; une colline, une rivi&egrave;re, un marais ou un lac. Or, on sait &eacute;galement que l&rsquo;extraction des m&eacute;taux n&eacute;cessitera la destruction des v&eacute;g&eacute;taux et du sol sur plusieurs dizaines de km2. La logique voudrait donc que ces deux types d&rsquo;informations soient corr&eacute;l&eacute;es, par exemple au sein d&rsquo;un syst&egrave;me d&rsquo;information g&eacute;ographique, pour estimer les risques d&rsquo;extinctions d&rsquo;esp&egrave;ces. Ce n&rsquo;est pourtant pas ce qui est fait. Malgr&eacute; les demandes r&eacute;it&eacute;r&eacute;es il semble impossible d&rsquo;obtenir une expertise objective sur le th&egrave;me des risques d&rsquo;extinctions, ce que je d&eacute;plore. Cette non-r&eacute;ponse est en elle-m&ecirc;me un aveu : la disparition des esp&egrave;ces est programm&eacute;e, dans l&rsquo;indiff&eacute;rence g&eacute;n&eacute;rale. <\/p>\n<p><strong>Conclusions et &eacute;thique du d&eacute;veloppement :<\/strong> <\/p>\n<p>L&rsquo;expression &laquo; d&eacute;veloppement durable &raquo; est devenue omnipr&eacute;sente de nos jours. Il s&rsquo;agit d&rsquo;un concept formul&eacute; par la Commission Brundtland en 1987, pr&eacute;conisant &laquo; une utilisation rationnelle des ressources de fa&ccedil;on &agrave; ne pas compromettre leur utilisation par les g&eacute;n&eacute;rations humaines futures&raquo;. Il est clair que la biodiversit&eacute; est une des ressources majeures de l&rsquo;humanit&eacute; et qu&rsquo;elle doit &ecirc;tre au maximum pr&eacute;serv&eacute;e. Ce n&rsquo;est malheureusement pas du tout ce que l&rsquo;on observe en Nouvelle-Cal&eacute;donie o&ugrave;, malgr&eacute; les avis bien &eacute;tay&eacute;s des biologistes, on continue &agrave; privil&eacute;gier un d&eacute;veloppement minier tr&egrave;s destructeur en vue d&rsquo;un profit imm&eacute;diat. On dit souvent &laquo; gouverner c&rsquo;est pr&eacute;voir &raquo;&hellip;Il semble que nos gouvernants n&rsquo;aient pas pris en compte dans leurs pr&eacute;visions les cons&eacute;quences irr&eacute;m&eacute;diables pour la biodiversit&eacute; : l&rsquo;extinction de centaines d&rsquo;esp&egrave;ces. Il faut absolument informer le public de ce risque authentique et irr&eacute;versible. Si, une fois inform&eacute;, on d&eacute;cide de continuer et de sacrifier ces esp&egrave;ces, alors&hellip;l&rsquo;histoire jugera. Il semble toutefois incoh&eacute;rent pour l&rsquo;IRD de soutenir d&rsquo;une part une vaste op&eacute;ration internationale d&rsquo;&eacute;tude de la biodiversit&eacute; &agrave; Vanuatu en 2006 et d&rsquo;ignorer la destruction d&rsquo;une biodiversit&eacute; encore plus grande en Nouvelle-Cal&eacute;donie ? <\/p>\n<p>Il est imp&eacute;ratif et urgent pour notre Institut de faire intervenir sur le th&egrave;me des &laquo; risques d&rsquo;extinction d&rsquo;esp&egrave;ces &raquo; un groupe d&rsquo;experts internationaux ind&eacute;pendants. Extinction is forever ! C&rsquo;est vraiment la seule chose durable de pr&eacute;visible dans ce type de d&eacute;veloppement. <\/p>\n<p>J&rsquo;attends, Monsieur le Directeur, votre r&eacute;ponse &eacute;crite, avec le plus grand int&eacute;r&ecirc;t. <\/p>\n<p>Cordialement. <\/p>\n<p>Dr Bertrand RICHER DE FORGES <br \/>Responsable de l&rsquo;&eacute;quipe &laquo; Biog&eacute;ographie Marine tropicale &raquo; <br \/>UMR &laquo; Syst&eacute;matique, adaptation, &eacute;volution &raquo;\t\t\t<\/p>\n<div class=\"clear center\"><\/div>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Cap21 Outre-Mer soutient Bertrand RICHER DE FORGES&nbsp;dans sa d&eacute;marche d&rsquo;alerte de la population concernant le risque d&rsquo;extinction de nombreuses esp&egrave;ces<\/p>\n","protected":false},"author":2,"featured_media":0,"comment_status":"close","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"colormag_page_container_layout":"default_layout","colormag_page_sidebar_layout":"default_layout","footnotes":""},"categories":[1],"tags":[],"class_list":["post-777","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-non-classe"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.benoitchauvin.fr\/wordpress\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/777","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.benoitchauvin.fr\/wordpress\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.benoitchauvin.fr\/wordpress\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.benoitchauvin.fr\/wordpress\/wp-json\/wp\/v2\/users\/2"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.benoitchauvin.fr\/wordpress\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=777"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.benoitchauvin.fr\/wordpress\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/777\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.benoitchauvin.fr\/wordpress\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=777"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.benoitchauvin.fr\/wordpress\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=777"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.benoitchauvin.fr\/wordpress\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=777"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}