{"id":694,"date":"2006-04-20T00:00:00","date_gmt":"1969-12-31T21:59:59","guid":{"rendered":"http:\/\/cap21-antilles.over-blog.com\/article-2489037-6.html"},"modified":"2006-04-20T00:00:00","modified_gmt":"1969-12-31T21:59:59","slug":"unprojetcontroversedeminedorindustrielleenguyane","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.benoitchauvin.fr\/wordpress\/unprojetcontroversedeminedorindustrielleenguyane\/","title":{"rendered":"Un projet controvers\u00e9 de mine d&rsquo;or industrielle en Guyane"},"content":{"rendered":"<p>Voici une copie de l&rsquo;Article paru dans le Monde du 19 avril, que vous pouvez retrouver sur <a href=\"http:\/\/www.lemonde.fr\/web\/article\/0,1-0@2-3228,36-763146@51-757947,0.html\" target=\"_blank\">www.lemonde.fr<\/a><\/p>\n<p><img decoding=\"async\" hspace=\"5\" src=\"http:\/\/medias.lemonde.fr\/mmpub\/img\/lgo\/lemondefr_pet.gif\" width=\"101\" align=\"left\" alt=\"\" \/><strong>Un g&eacute;ant de l&rsquo;or est en train d&rsquo;apposer son poin&ccedil;on dans l&rsquo;Amazonie guyanaise. Titulaire pour une dur&eacute;e de vingt-cinq ans de la concession de Camp Ca&iuml;man, sur 30 km2 de for&ecirc;t primaire, la multinationale canadienne Cambior a d&eacute;j&agrave; d&eacute;bois&eacute; une trentaine d&rsquo;hectares. Son projet : extraire pr&egrave;s de 4 tonnes d&rsquo;or par an &agrave; partir de 2008, pendant au moins sept ans, en s&eacute;parant l&rsquo;or des roches concass&eacute;es par cyanuration.<\/strong> <\/p>\n<p>Camp Ca&iuml;man se situe sur la montagne de Kaw, dans le parc naturel r&eacute;gional de la Guyane et en bordure de la r&eacute;serve naturelle des marais de Kaw, refuge de l&rsquo;une des derni&egrave;res colonies au monde de ca&iuml;mans noirs, de nombreuses esp&egrave;ces d&rsquo;oiseaux migrateurs et des atipas, poissons-chats cuirass&eacute;s tr&egrave;s appr&eacute;ci&eacute;s des Guyanais. <\/p>\n<p>&quot;<em>Contrairement &agrave; ce qu&rsquo;indiquent les documents de Cambior, les rejets de la mine peuvent polluer les marais de Kaw<\/em>&quot;, explique Fr&eacute;d&eacute;ric Lecorre, directeur de Floramazone, une petite soci&eacute;t&eacute; qui exploite, &agrave; moins de 2 km de Camp Ca&iuml;man, 10 hectares de plantes pour des laboratoires de recherche et l&rsquo;industrie cosm&eacute;tique. Le jeune chef d&rsquo;entreprise brandit des cartes et des photos IGN o&ugrave; les trac&eacute;s des cours d&rsquo;eau diff&egrave;rent des documents produits par la multinationale. Il pointe aussi du doigt l&rsquo;&eacute;tude d&rsquo;impact de Cambior : la multinationale demande une d&eacute;rogation pour pouvoir rejeter un effluent final avec une teneur en mercure dix &agrave; vingt fois sup&eacute;rieure aux normes fran&ccedil;aises &#8211; au-del&agrave; du seuil de toxicit&eacute; aigu&euml; pour les poissons -, mais aussi des eaux d&eacute;passant de 8 &deg;C le seuil de temp&eacute;rature autoris&eacute;. <\/p>\n<p>&quot;<em>C&rsquo;est l&rsquo;un des points sur lesquels on va demander des explications &agrave; Cambior<\/em>&quot;, indique Jean Leduc, directeur r&eacute;gional de l&rsquo;environnement. La direction r&eacute;gionale de l&rsquo;industrie, de la recherche et de l&rsquo;environnement a demand&eacute; &quot;<em>une tierce expertise<\/em>&quot;, courante pour des sites class&eacute;s Seveso. <strong><font color=\"#ff6600\">&quot;<em>Si j&rsquo;avais &eacute;t&eacute; ministre, j&rsquo;aurais tout de suite bloqu&eacute; le projet<\/em>&quot;, fustige Corinne Lepage, l&rsquo;ancienne ministre de l&rsquo;environnement, dans les colonnes du quotidien France-Guyane, le 15 avril<\/font><\/strong>. [<a href=\"http:\/\/cap21-antilles.over-blog.com\/article-2472860.html\" target=\"_blank\">cliquez ici pour lire l&rsquo;article<\/a>] Le collectif Quel orpaillage pour la Guyane ?, un regroupement d&rsquo;associations de protection de l&rsquo;environnement, de syndicats et de citoyens, d&eacute;nonce les risques de pollution au cyanure de la principale prise d&rsquo;eau potable de l&rsquo;agglom&eacute;ration de Cayenne sur le fleuve Comt&eacute;, &agrave; une quinzaine de kilom&egrave;tres en aval de la mine. <\/p>\n<p>Autre voix discordante, celle des Am&eacute;rindiens Palikurs, qui ont saisi la justice pour d&eacute;noncer une convention sign&eacute;e avec Cambior pour faire passer la piste d&rsquo;acc&egrave;s &agrave; la mine par la zone de droit d&rsquo;usage de la communaut&eacute;. &quot;<em>J&rsquo;&eacute;tais dans les bureaux de Cambior, j&rsquo;ai sign&eacute; un document que je n&rsquo;ai pas compris<\/em>&quot;, raconte le chef coutumier du village Favard, qui se dit analphab&egrave;te. La convention laisse le contr&ocirc;le de la piste &agrave; Cambior, mais ne contient pas ou peu de contrepartie pour les Am&eacute;rindiens, malgr&eacute; les promesses d&#8217;emplois et d&rsquo;&eacute;quipements que le chef coutumier affirme avoir re&ccedil;ues pour son village. La multinationale n&rsquo;a pas souhait&eacute; &eacute;voquer les conditions de signature de cette convention, pas plus que le cadre charg&eacute; du dossier, qui a quitt&eacute; la soci&eacute;t&eacute; au d&eacute;but de l&rsquo;ann&eacute;e. <\/p>\n<p>&quot;<em>A la sortie de l&rsquo;usine, on va mettre en place une unit&eacute; d&rsquo;&eacute;puration des r&eacute;sidus miniers<\/em>&quot;, a expliqu&eacute; sur Radio Guyane Patrick Godin, le PDG de CBJ France, la filiale guyanaise de Cambior. &quot;<em>L&rsquo;effluent final r&eacute;pondra aux normes am&eacute;ricaines d&rsquo;eau potable, plus contraignantes que les normes europ&eacute;ennes<\/em>&quot;, poursuit M. Godin, qui d&eacute;ment &quot;<em>tout risque pour les poissons ou la sant&eacute; humaine<\/em>&quot;. &quot;<em>Une usine va &eacute;paissir les r&eacute;sidus, d&eacute;pos&eacute;s ensuite sous forme d&rsquo;une p&acirc;te dans des petits bassins, donc on &eacute;vite tout risque li&eacute; &agrave; la rupture d&rsquo;une digue<\/em>&quot;, pr&eacute;cise-t-il. <\/p>\n<p>&quot;<em>Ils n&rsquo;ont pas l&rsquo;exp&eacute;rience d&rsquo;un site avec une pluviom&eacute;trie aussi forte, de quatre m&egrave;tres d&rsquo;eau par an<\/em>&quot;, s&rsquo;inqui&egrave;te Pierre-Charles Dominique, sp&eacute;cialiste de la for&ecirc;t tropicale au CNRS, qui reconna&icirc;t n&eacute;anmoins des avanc&eacute;es de la multinationale pour r&eacute;duire, dans le projet, la surface d&eacute;bois&eacute;e. &quot;<em>Ils ont fait des efforts cons&eacute;quents sur le plan environnemental. A ce niveau, nous sommes rassur&eacute;s<\/em>&quot;, indique Robert Cibrelus, conseiller r&eacute;gional d&eacute;l&eacute;gu&eacute; aux affaires mini&egrave;res. Il faut dire qu&rsquo;en annon&ccedil;ant 337 emplois directs dans un d&eacute;partement o&ugrave; plus d&rsquo;un actif sur cinq est au ch&ocirc;mage, Cambior a aussi des arguments pour s&eacute;duire. <\/p>\n<p>Laurent Marot <\/p>\n<p><strong>Chiffres :<\/strong> <\/p>\n<p>R&eacute;serve d&rsquo;or estim&eacute;e &agrave; Camp Ca&iuml;man : 34 tonnes. <\/p>\n<p>Teneur d&rsquo;or moyenne : 2,82 grammes par tonne de minerai (taux moyen de r&eacute;cup&eacute;ration : 77 %). <\/p>\n<p>Volume de minerai extrait chaque jour : 27 000 tonnes. <\/p>\n<p>Capacit&eacute; de traitement de l&rsquo;usine : 5 500 tonnes par jour. <\/p>\n<p>Dur&eacute;e minimale de production : 7 ans. <\/p>\n<p>Montant de l&rsquo;investissement : 95,6 millions d&rsquo;euros, dont 25 % en fonds d&eacute;fiscalis&eacute;s demand&eacute;s au titre de la loi Girardin. A cela s&rsquo;ajoutent 35 millions d&rsquo;euros d&eacute;j&agrave; investis, selon Cambior (rachat du projet &agrave; la compagnie canadienne Ariane Gold Corporation, exploration, frais d&rsquo;&eacute;tudes). <\/p>\n<p>Taux de rendement : 10,4 %, sur la base d&rsquo;un prix &agrave; long terme de l&rsquo;or &agrave; 425 dollars l&rsquo;once. <\/p>\n<div class=\"clear center\"><\/div>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Voici une copie de l&rsquo;Article paru dans le Monde du 19 avril, que vous pouvez retrouver sur www.lemonde.fr Un g&eacute;ant<\/p>\n","protected":false},"author":2,"featured_media":0,"comment_status":"close","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"colormag_page_container_layout":"default_layout","colormag_page_sidebar_layout":"default_layout","footnotes":""},"categories":[1],"tags":[],"class_list":["post-694","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-non-classe"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.benoitchauvin.fr\/wordpress\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/694","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.benoitchauvin.fr\/wordpress\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.benoitchauvin.fr\/wordpress\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.benoitchauvin.fr\/wordpress\/wp-json\/wp\/v2\/users\/2"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.benoitchauvin.fr\/wordpress\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=694"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.benoitchauvin.fr\/wordpress\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/694\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.benoitchauvin.fr\/wordpress\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=694"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.benoitchauvin.fr\/wordpress\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=694"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.benoitchauvin.fr\/wordpress\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=694"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}