{"id":660,"date":"2007-03-05T00:00:00","date_gmt":"1969-12-31T21:59:59","guid":{"rendered":"http:\/\/cap21-antilles.over-blog.com\/article-5895404-6.html"},"modified":"2007-03-05T00:00:00","modified_gmt":"1969-12-31T21:59:59","slug":"lorpaillageclandestinminelesdebutsduparcdeguyane","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.benoitchauvin.fr\/wordpress\/lorpaillageclandestinminelesdebutsduparcdeguyane\/","title":{"rendered":"L&rsquo;orpaillage clandestin mine les d\u00e9buts du parc de Guyane"},"content":{"rendered":"<p><strong>L&rsquo;orpaillage clandestin mine les d&eacute;buts du parc de Guyane<br \/><\/strong>Article paru dans le Monde du&nbsp;6 mars 2007<br \/><a href=\"http:\/\/www.lemonde.fr\/web\/article\/0,1-0@2-3228,36-878945@51-879077,0.html\">http:\/\/www.lemonde.fr\/web\/article\/0,1-0@2-3228,36-878945@51-879077,0.html<\/a><\/p>\n<div class=\"ar-txt\">Antoine Karam, le secr&eacute;taire g&eacute;n&eacute;ral du Parti socialiste guyanais, est plut&ocirc;t amer : <em>&quot;L&rsquo;Etat a voulu passer en force&quot;<\/em>. Le 28 f&eacute;vrier, le d&eacute;cret de cr&eacute;ation du Parc amazonien de Guyane est paru au <em>Journal officiel<\/em>, quinze ans apr&egrave;s le lancement du projet par Fran&ccedil;ois Mitterrand. Accessible par avion ou par pirogue &agrave; partir du littoral, le parc national s&rsquo;&eacute;tend sur 34 000 km<sup>2<\/sup> de for&ecirc;t &eacute;quatoriale.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><em>&quot;Les propositions faites des Am&eacute;rindiens du haut Maroni au cours de l&rsquo;enqu&ecirc;te publique n&rsquo;ont pas &eacute;t&eacute; prises en compte&quot;<\/em>, regrette Antoine Karam. Afin d&rsquo;&ecirc;tre prot&eacute;g&eacute;s de l&rsquo;orpaillage, les Am&eacute;rindiens Wayanas et Emerillons de Maripasoula avaient r&eacute;clam&eacute; le classement de leurs territoires en &quot;coeur&quot; de parc, une zone &agrave; forte protection qui s&rsquo;&eacute;tend sur 20 000 km<sup>2<\/sup> et dans laquelle l&rsquo;orpaillage est interdit.<\/p>\n<p>Une demande rejet&eacute;e faute <em>&quot;d&rsquo;arguments de protection &eacute;cologique suffisants&quot;<\/em>, selon la direction r&eacute;gionale de l&rsquo;environnement. Les villages am&eacute;rindiens du haut Maroni restent donc en &quot;aire d&rsquo;adh&eacute;sion&quot;, o&ugrave; une charte qui devra &ecirc;tre sign&eacute;e par les communes <em>&quot;d&eacute;terminera si l&rsquo;orpaillage peut-&ecirc;tre envisag&eacute; et dans quelles conditions&quot;<\/em>, selon la mission pour la cr&eacute;ation du parc.<\/p>\n<p><em>&quot;On a bien vu, pendant la pr&eacute;paration du projet les rapports de forces, les int&eacute;r&ecirc;ts des uns et des autres, notamment des orpailleurs<\/em>, explique Brigitte Wyngaarde, porte-parole des Verts Guyane. <em>Les Am&eacute;rindiens sont d&eacute;munis face &agrave; toutes ces pressions et ces menaces.&quot;<\/em><\/p>\n<p>Le sch&eacute;ma d&rsquo;am&eacute;nagement r&eacute;gional <em>&quot;ne permet pas d&rsquo;orpaillage dans cette zone du haut Maroni&quot;<\/em>, et <em>&quot;la volont&eacute; de l&rsquo;Etat est de ne pas y accorder d&rsquo;autorisation mini&egrave;re&quot;<\/em>, assure Jean Leduc, le directeur r&eacute;gional de l&rsquo;environnement.<\/p>\n<p>Mais la zone Waki-Tampok est toujours en proie &agrave; l&rsquo;orpaillage ill&eacute;gal, men&eacute; par des clandestins br&eacute;siliens peu soucieux de questions d&rsquo;environnement.<\/p>\n<p>De retour d&rsquo;une mission d&rsquo;inventaire de la faune sur la rivi&egrave;re petit Inini, un affluent du Tampok, Beno&icirc;t de Thoisy, responsable scientifique de l&rsquo;association Kwata, a constat&eacute; <em>&quot;une pression de chasse importante et une rar&eacute;faction de la plupart des grandes esp&egrave;ces trouv&eacute;es commun&eacute;ment dans les zones non chass&eacute;es&quot;<\/em>, avec <em>&quot;tr&egrave;s peu d&rsquo;indices de grands singes, de tapirs, et de grands oiseaux et une quasi absence de loutres&quot;<\/em>.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>&quot;GRAND PROJET NATIONAL&quot;<\/strong><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>En 2006, 25 millions d&rsquo;euros de mat&eacute;riel ont &eacute;t&eacute; d&eacute;truits lors de 112 op&eacute;rations men&eacute;es contre les orpailleurs clandestins.<em> &quot;L&rsquo;objectif est de rendre les chantiers ill&eacute;gaux peu rentables en cassant le mat&eacute;riel et en bloquant les flux de ravitaillement<\/em>, explique Vincent Berton, directeur de cabinet du pr&eacute;fet. <em>Mais, en raison du cours de l&rsquo;or &eacute;lev&eacute;, ils reviennent.&quot;<\/em><\/p>\n<p><em>&quot;Le parc est une bonne chose, cela va nous apporter des financements et des emplois<\/em>, se r&eacute;jouit, pour sa part, Joseph Chanel, le maire de Camopi, &agrave; la fronti&egrave;re avec le Br&eacute;sil. <em>On peut aussi faire de l&rsquo;orpaillage, mais proprement : cela pourrait occuper la dizaine de jeunes de la commune qui travaillent ou travaillaient avec les clandestins pour le transport de f&ucirc;ts de carburant.&quot;<\/em><\/p>\n<p>En 2005, le conseil r&eacute;gional et le conseil g&eacute;n&eacute;ral avaient &eacute;mis un avis d&eacute;favorable au projet de parc, r&eacute;clamant comme pr&eacute;alable un plan de rattrapage en faveur de l&rsquo;int&eacute;rieur guyanais. En ao&ucirc;t 2006, Christian Estrosi, le secr&eacute;taire d&rsquo;Etat &agrave; l&rsquo;am&eacute;nagement du territoire, s&rsquo;est engag&eacute; &agrave; d&eacute;fendre le classement en &quot;grand projet national&quot; du projet de route entre Saint-Laurent et Maripasoula, lors d&rsquo;un conseil interminist&eacute;riel &agrave; l&rsquo;am&eacute;nagement du territoire qui n&rsquo;a toujours pas eu lieu.<\/p>\n<p>Attendue le 12 mars &agrave; Cayenne, Nelly Olin, la ministre de l&rsquo;&eacute;cologie et du d&eacute;veloppement durable, devrait annoncer un &quot;plan d&rsquo;accompagnement&quot; de la cr&eacute;ation du parc amazonien. <\/p>\n<\/div>\n<div class=\"lien\">\n<div class=\"desc\"><strong>Laurent Marot<\/strong><\/div>\n<\/div>\n<div class=\"clear center\"><\/div>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>L&rsquo;orpaillage clandestin mine les d&eacute;buts du parc de GuyaneArticle paru dans le Monde du&nbsp;6 mars 2007http:\/\/www.lemonde.fr\/web\/article\/0,1-0@2-3228,36-878945@51-879077,0.html Antoine Karam, le secr&eacute;taire<\/p>\n","protected":false},"author":2,"featured_media":0,"comment_status":"close","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"colormag_page_container_layout":"default_layout","colormag_page_sidebar_layout":"default_layout","footnotes":""},"categories":[1],"tags":[],"class_list":["post-660","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-non-classe"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.benoitchauvin.fr\/wordpress\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/660","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.benoitchauvin.fr\/wordpress\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.benoitchauvin.fr\/wordpress\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.benoitchauvin.fr\/wordpress\/wp-json\/wp\/v2\/users\/2"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.benoitchauvin.fr\/wordpress\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=660"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.benoitchauvin.fr\/wordpress\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/660\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.benoitchauvin.fr\/wordpress\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=660"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.benoitchauvin.fr\/wordpress\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=660"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.benoitchauvin.fr\/wordpress\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=660"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}