{"id":404,"date":"2005-11-02T00:00:00","date_gmt":"1969-12-31T21:59:59","guid":{"rendered":"http:\/\/cap21-antilles.over-blog.com\/article-1127878-6.html"},"modified":"2005-11-02T00:00:00","modified_gmt":"1969-12-31T21:59:59","slug":"chlordeconeaquelsaintsevouer","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.benoitchauvin.fr\/wordpress\/chlordeconeaquelsaintsevouer\/","title":{"rendered":"Chlordecone : \u00e0 quel Saint se vouer ?"},"content":{"rendered":"<p>Communiqu&eacute; de presse du 2 novembre 2005<\/p>\n<div align=\"center\"><b>Chlord&eacute;cone&nbsp;: &agrave; quel saint se vouer&nbsp;? <\/b><\/div>\n<p>\nL&rsquo;Agence Fran&ccedil;aise de S&eacute;curit&eacute; Sanitaire des Aliments <i>(A.F.S.S.A.), <\/i>dans un communiqu&eacute; publi&eacute; le 11 Octobre 2005, propose les limites maximales autoris&eacute;es de chlord&eacute;cone dans les aliments consomm&eacute;s couramment dans les D&eacute;partements Fran&ccedil;ais d&rsquo;Am&eacute;rique. <\/p>\n<p>Le premier seuil est de 50 micro-grammes par kilogramme d&rsquo;aliment (ug\/kg). D&eacute;sormais, la pr&eacute;sence de plus de 50 milli&egrave;me de gramme de chlord&eacute;cone dans 1000 grammes de produit frais devient pr&eacute;occupante. Quatre d&rsquo;entre eux se consomment massivement localement&nbsp;: le poulet, la carotte, la tomate et le concombre. Les autres sont susceptibles d&rsquo;&ecirc;tre fortement contamin&eacute;s : la dachine, la patate douce, l&rsquo;igname et le melon. <\/p>\n<p>La seconde limite de 200 ug\/kg concerne tous les autres aliments. Ce niveau maximum permet d&rsquo;&eacute;viter le d&eacute;passement du seuil de toxicit&eacute; aigu&euml;. Mais il semble peu r&eacute;aliste : qui, aux Antilles, a la charge d&rsquo;effectuer les contr&ocirc;les sanitaires sur d&rsquo;autres produits que les l&eacute;gumes racines&nbsp;? <\/p>\n<p><b>Cette publication, se veut rassurante pour le public martiniquais et guadeloup&eacute;en. <br \/>\nEn r&eacute;alit&eacute;, elle ne r&eacute;ussit qu&rsquo;&agrave; embrouiller un peu plus, encore, la perception d&eacute;j&agrave; diffuse, du risque li&eacute; au chlord&eacute;cone. <\/b><\/p>\n<p>Pendant des ann&eacute;es, l&rsquo;utilisation du chlord&eacute;cone a &eacute;t&eacute; tol&eacute;r&eacute;e. La dangerosit&eacute; de cette substance &eacute;tait pourtant connue. Suite &agrave; la mission d&rsquo;information parlementaire qui a rendu son rapport en juin dernier, des mesures de pr&eacute;caution drastiques sont appliqu&eacute;es, notamment l&rsquo;incin&eacute;ration de tout l&eacute;gume racine contenant du chlord&eacute;cone. Aujourd&rsquo;hui, on rel&egrave;ve s&eacute;rieusement les seuils de contamination &laquo;&nbsp;acceptables&nbsp;&raquo; dans l&rsquo;alimentation. <\/p>\n<p>Les recommandations de l&rsquo;AFSSA se basent sur une &eacute;tude. Elle a pour but premier de mesurer le niveau d&rsquo;exposition actuel de la population au chlord&eacute;cone. Qu&rsquo;en est-il&nbsp;? <br \/>\n<b>En zone contamin&eacute;e par le chlord&eacute;cone, entre 10% et 20% des adultes, et pr&egrave;s de 30% des enfants sont soumis &agrave; une exposition quotidienne au produit sup&eacute;rieure au seuil de toxicit&eacute; chronique.<\/b> <br \/>\nM&ecirc;me en mettant de c&ocirc;t&eacute; les nombreuses incertitudes inh&eacute;rentes &agrave; l&rsquo;&eacute;tude (notamment l&rsquo;absence de donn&eacute;es pertinentes), l&rsquo;autorisation de consommer des produits contenant jusqu&rsquo;&agrave; 50ug\/kg de chlord&eacute;cone est pour le moins surprenante. <br \/>\nDepuis des ann&eacute;es, la population des Antilles absorbe des quantit&eacute;s sup&eacute;rieures au seuil de toxicit&eacute; chronique. <br \/>\n<b>D&eacute;sormais, la question n&rsquo;est plus de proposer des mesures qui permettent d&rsquo;&eacute;viter de d&eacute;passer ce seuil. Il importe maintenant de mettre en place les dispositions n&eacute;cessaires pour que l&rsquo;exposition soit la plus faible possible.<\/b> <\/p>\n<p>Aussi, devant cette situation, non pas alarmante mais tr&egrave;s pr&eacute;occupante, CAP 21 invite tout un chacun &agrave; adopter un comportement de pr&eacute;caution simple. Il importe&nbsp;: <br \/>\n&#8211; d&rsquo;&eacute;viter la consommation de l&eacute;gumes-racines provenant de zones contamin&eacute;es <br \/>\n&#8211; de supprimer la consommation d&rsquo;eau du robinet pour les enfants. <\/p>\n<p>Par ailleurs, CAP 21 demande aux autorit&eacute;s comp&eacute;tentes &nbsp;: <br \/>\n&#8211; d&rsquo;effectuer des mesures de toxicit&eacute; plus pr&eacute;cises sur d&rsquo;autres cat&eacute;gories d&rsquo;aliments&nbsp;: &oelig;ufs, lait, volailles, poissons gras&nbsp;; <br \/>\n&#8211; de continuer &agrave; fixer des seuils restrictifs de consommation des l&eacute;gumes-racines tant que les r&eacute;sultats des &eacute;tudes &eacute;pid&eacute;miologiques en cours ne sont pas publi&eacute;s.&nbsp;Des &eacute;tudes relatives &agrave; l&rsquo;impr&eacute;gnation des populations par le chlord&eacute;cone devraient permettre d&rsquo;appr&eacute;cier les risques encourus pour les quantit&eacute;s d&eacute;j&agrave; absorb&eacute;es. Cette d&eacute;marche validerait les seuils de toxicit&eacute; chronique en les pr&eacute;cisant&nbsp;; <br \/>\n&#8211; d&rsquo;analyser de mani&egrave;re sp&eacute;cifique les effets de la chlord&eacute;cone sur la sant&eacute; de l&rsquo;enfant <\/p>\n<p><b>En outre, CAP 21 souhaite que la publication de ces premiers seuils de toxicit&eacute; ne d&eacute;douanent pas les autorit&eacute;s responsables de l&rsquo;agriculture et de la sant&eacute; de mettre en place une d&eacute;marche volontariste dans trois domaines fondamentaux&nbsp;: (1) la d&eacute;pollution des sols, (2) le traitement des eaux et (3) le soutien effectif de la fili&egrave;re agricole. <br \/>\nSeules ces actions, indispensables et urgentes sont &agrave; m&ecirc;me de r&eacute;soudre le probl&egrave;me dans le long terme et de rassurer la population. <\/b><\/p>\n<p>Contact &nbsp;: Benoit Chauvin &ndash; T&eacute;l \/ fax&nbsp;: 05.90.27.17.60\t\t\t<\/p>\n<div class=\"clear center\"><\/div>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Communiqu&eacute; de presse du 2 novembre 2005 Chlord&eacute;cone&nbsp;: &agrave; quel saint se vouer&nbsp;? 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